Une victoire lente mais certaine de la démondialisation
La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles mais d’échapper aux idées anciennes », écrivait Keynes en 1936, alors qu’une génération nouvelle d’intellectuels, d’économistes et de politiques réussissaient à imposer des solutions inédites pour sortir du libéralisme qui avait mené à la Grande Dépression. Nous vivons le même genre d’aveuglement quatre-vingts années plus tard : soumission stupide de la politique aux marchés, conception anachronique de la Banque centrale, qui pourrait régler sans douleur le problème de la dette mais refuse par dogmatisme de le faire, multiplication moutonnière et dangereuse des plans d’austérité. Comment échapper aux idées anciennes qui nous détruisent?
Nous sommes habitués en France à ce que toute idée neuve comme la démondialisation subisse le même chemin de croix. Elle est d’abord caricaturée, piétinée… Puis les vieilles certitudes se fissurent et les conservateurs passent soudain avec armes et bagages dans l’autre camp. Ainsi Bruno Le Maire, Christian Estrosi, Laurent Wauquiez viennent de se rallier à leur tour à un protectionnisme « moderne », ajoutant leurs voix à celle de François Bayrou qui a fait du « made in France » le thème de sa campagne, et rejoignant à bride abattue le « patriotisme industriel » de François Hollande.
À droite comme à gauche, le protectionnisme raisonné est en passe de devenir un objet du consensus national. Il se fonde sur l’idée que le libre-échange sans règle est un échec pour les économies anciennement industrialisées et la politique de l’euro fort un suicide industriel. Le bilan de cette double erreur que l’Europe est la seule à avoir commise dans le monde (conjuguer une monnaie forte non régulée et des frontières totalement ouvertes) est la perte de 750.000 emplois industriels en France en dix ans et la montée des extrémismes. Pendant que nous nous entêtons dans nos erreurs, la démondialisation a commencé partout ailleurs, calmement, sans faire de bruit.
Les présidentes des Républiques du Brésil et de l’Argentine ont annoncé leur volonté commune de protéger le Mercosur (le marché commun sud-américain) de la concurrence déloyale, parce que cela va de soi. Le Brésil taxe déjà les entrées de capitaux sur son territoire et vient de mettre en place une taxe additionnelle de 30 points sur les véhicules dont la production n’est pas à 65 % effectuée sur son territoire ou dans le Mercosur. Tous les constructeurs, notamment européens, viennent d’annoncer des implantations d’usines sur place. La hausse des coûts de transport, qui représentent désormais jusqu’à 25 % ou 30 % des matières premières industrielles, contribue à ce choix. Délais de livraison, risque de retards, nécessité de maintenir des stocks ou qualité douteuse poussent des industriels à relocaliser. Pendant ce temps, les Chinois surtaxent les importations de véhicules, afin d’accélérer les délocalisations à leur profit. Plus généralement, la Chine a décidé de ne plus se contenter d’être l’atelier du monde, le spécialiste des productions à faible valeur ajoutée. Foxconn, géant taïwanais de l’électronique, sous-traitant d’Apple, Nokia ou Sony, cherche à remonter la « chaîne de valeur ». À la fabrication et l’assemblage s’ajoutent désormais le design et la recherche. Le phénomène est plus marqué encore aux États-Unis. Ford, Caterpillar et General Motors ont choisi d’investir désormais sur le sol américain. US Block Windows, fabricant de fenêtres en Plexiglas, a relocalisé sa production aux États-Unis à cause des délais.
En France, ce sont les industriels qui réévaluent les délocalisations contre l’avis des pouvoirs publics : des opticiens Atol, en passant par les skis Rossignol et les jouets Meccano, les relocalisations se multiplient. En Saône-et-Loire, Qooq vient de relocaliser depuis la Chine une unité de fabrication de tablettes tactiles plus créatives et innovantes, plus performantes et moins chères que l’iPad d’Apple fabriquée par Foxconn en Chine.
D’autant que si l’économie se transforme, la société change aussi. Les hommes et les femmes veulent vivre « à l’échelle humaine ». Ils n’acceptent plus la dégradation de l’environnement au nom du productivisme. Pour toutes ces raisons, la mondialisation est un système du passé, un vieux cadavre à la renverse, aurait dit Sartre.
Il reste que l’ordre ancien résiste. Les gardiens heureux de la mondialisation répètent avec la foi du charbonnier « on ne peut rien contre » sans voir que tous les pays du monde, et surtout les plus ouverts ont décidé de recentrer leurs efforts sur leur propre capacité productive et de défendre leur propre responsabilité écologique. Loin d’être un projet de fermeture, la démondialisation est au contraire celui d’une France et d’une Europe qui se réindustrialisent, plutôt qu’un territoire qui consomme les produits fabriqués ailleurs dans n’importe quelles conditions. Un territoire ouvert à toutes les entreprises qui viendront y produire. L’Europe doit protéger ses industries par des mesures protectionnistes et les soutenir par une politique industrielle vigoureuse. Elle a enfin le moyen d’être concrète et utile aux peuples.
Ce patriotisme industriel, c’est le retour de la gauche parmi ceux qu’elle a pour mission de défendre, ouvriers, techniciens, employés, ingénieurs… Défendre le travail et son prix le salaire, la créativité, la protection sociale, le savoir-faire et l’intelligence productive appartient à la tradition de la gauche. Le protectionnisme raisonné doit être son instrument. Il contient un droit à la prospérité pour tous les peuples. En ce sens, la démondialisation est l’internationalisme du nouveau siècle.
À cette démondialisation, Marine Le Pen n’a rien compris. Elle rêve de miradors autour des frontières et accuse tantôt les « esclaves » chinois d’ôter le pain de la bouche des Français, tantôt les immigrés de leur prendre leur travail. Nous, nous imaginons les règles d’un monde plus juste pour tous, au nord comme au sud. Mais qu’elle soit prévenue que : nous ne lui abandonnerons pas les perdants de la mondialisation, nous serons sur sa route avec nos valeurs de protection du travail et des travailleurs qui n’ont que cela pour vivre.
(tribune parue dans La Tribune du jeudi 12 janvier 2012, p. 22)

[...] ici: Une victoire lente mais certaine de la démondialisation TweetVous pouvez aussi consulter : La Caravane Des Valises à MaconEntretien des Espaces Verts du [...]
Arnaud, vous êtes en retard d’un ou deux trains par rapport à ce dont discutent tout le Nord de l’Europe, les USA, le Canada.
En outre, le terme utilisé est totalement inapte. On ne peut dé-tricoter, il faut INVENTER.
C’est avec plaisir que je vous indiquerai ce qui se discute au Parlement allemand et dans toute la société.
oui il est temps de moraliser toute cette politique du profit sans penser à la redistribution de la valeur ajoutée au travail.la dé mondialisation va devenir une nécessité non pas structurelle mais économique.on ne peut pas étrangler des populations entières sans que des économies soient touchées.si il existe des solutions il faut les faire connaitre il faut les appliquer et vite le petit s’agite il veut aller vite espérons qu’il n’a plus le temps de redresser ce qu’il a mis par terre en 4,5 ans.le système lui se passe de politique qui n’a plus aucun sens que de bafouer les démocraties.arnaud fait nous des billets comme ça qui nous redonnent du peps et qui éclairent les électeurs que nous pouvons influencer .j’espère que le candidat hollande véhicule ces mêmes idées sa formation à l’E.N.A. m’inquiète quelque part .Marine n’a pas inventé grand chose mais je trouve que les gens sont si mal informés qu’ils peuvent faire n’importe quoi.fonce arnaud booste notre candidat pour redonner espoir aux français l’europe on verra après
Je partage vos idées sur la démondialisation bien qu’il me semble difficile,voire impossible de mettre en oeuvre les mesures adéquates alors que les chefs d’état se font la courte échelle pour leur réélection mutuelle.C’est une autre mondialisation qui s’amorce
je vois que les ENARQUES inquiètent « le bressan » je suis pas seul!
POUR CEUX QUI IGNORE FOXCONN : extrait de wikipedia Commercialisant ses produits sous la marque Foxconn, elle est le plus important fabricant mondial de matériel informatique. Elle fournit des composants électroniques à des entreprises informatiques mondialement connues telles que Nokia, Motorola, Dell, Sony Ericsson, Microsoft, Amazon, Nintendo, Hewlett-Packard, Apple1…
L’entreprise est régulièrement pointée du doigt pour les conditions de travail dans ses usines ; des employés les surnomment « usines à suicide2 ». Une étude universitaire chinoise a conclu que les usines chinoises de Foxconn « peuvent être comparées à des camps de concentration »2. En juillet 2011, plus d’un million de personnes travaillent pour Foxconn3, dont 500 000 dans la seule ville de Shenzhen
je suis une victime comme beaucoup de la dé-localisation , je reste quand même optimiste. Mais il ne faut plus attendre, nous devons relancer au plus le processus de fabrication en Europe et dans notre pays. Les usines sont toujours là, ils suffit d’y implanter tout ceux qui veulent revenir et tout ceux qui veulent créer de nouvelle entreprises. Par contre le savoir faire s’évapore très vite, plus on attend et plus il sera difficile de relancer la machine. Nous avons besoin des anciens pour former les jeunes, alors n’attendons plus. L’ Europe doit créer les conditions de la reprise. Il faut y croire,mais c’est maintenant et pas dans 10 ans que les décisions doivent être prise et mises en application.
Merci Arnaud
Tu fais une nouvelles fois la une avec une histoire de circonscription pour les verts.
ça confirme mon idée. Tu t’es mis dans la tête de faire battre Hollande en 2012 pour te positionner pour la suite en 2017.
Sauf qu’avec cette manière, même si beaucoup de tes idées sont bonnes, tu seras isolé. En tous les cas des gens comme moi qui te suivent te laisseront tomber. Les idées OUI, l’homme NON tu commences à m’exaspérer très fort.
bonjour,
si on veut que les gens votent pour vs, il faut faire le vide de la corruption ‘dernier scandale LES SYNDICATS mais faut etouffer, vu les elections, et à droite comme à gauche. faut baisser les salaires des deputes et autres gouvernants, ainsi tout le monde pourra MANGER UNE FOIS PAR JOUR, virer les VIEUX QUI SONT AUX COMMANDES DEPUIS TOUJOURS ils ne voient pas la misère, du haut du parlement, et de leur obliger la politesse plutot que les insultes. c’est honteux. voila quelques propositions que l’on aimerait.
le monde est …le monde…et on ne le changera pas!
pour l’instant, notre monde, c’est la terre, et ses frontières sont « l’espace intersidéral » : nous sommes des terriens et nous devons savoir qu’un jour, il y aura un Gouvernement Mondial…..
il me semble donc vain de lutter pour se protèger des chinois….nous devons, au contraire, les aider à progresser, à se hisser à notre niveau social….et faire en sorte que toutes les lois sociales soit MONDIALISEES …..d’ici là, sans doute faut-il nous protèger, faire en sorte que l’EUROPE parle d’une seule voix….AMEN !
étoile66, vous êtes morte depuis longtemps. « on ne peut pas détricoter »,
c’est une idée blafarde, terne, fossilisée…. à défaut dArnaud ou Jean-Luc, je voterai Marine.
Grâce à votre programme sur l’éducation nationale que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt, j’ai voté pour vous aux primaires socialistes. Je suis étonnée maintenant de ne plus trouver d’écho de ce programme, à la radio en tous cas. Il est vrai que je ne suis pas une lectrice régulière de la presse écrite. Voilà ce qui prime dans tous les débats : l’euro, la crise, l’économie etc. Pendant ce temps, la misère éducative continue de s’installer avec un enseignement qui appauvrit les enfants et leurs curiosités et qui continue à perpétuer le système des injustices sociales. Ne parlons pas de la difficulté des enseignants (dont je ne suis pas, je précise)à croire à leur métier dans les conditions d’exercice de leur métier qu’on leur propose. Quand est-ce que le parti socialiste va commencer à nous parler du système éducatif ? Pourquoi le document que vous aviez produit reste-t-il dans l’ombre avec sa générosité et ses projets novateurs ? Ce souffle nouveau va-t-il s’éteindre, victime de la loi des banquiers et autres guignols médiatiques qui commencent à nous lasser.
J’aimerais avoir l’éclairage de votre équipe sur cette question. Merci à vous.
Corbierou mondialiste convaincu oublie que ce systéme en marche nous conduit lentement mais sûrement vers la déchéance et l’esclavage par les techniques du contrôle total de la pensée .
Courage Mr Montebourg j’ai voté pour vous aux primaires du PS, je comprends votre indignation envers le PS alors rejoignez le front de gauche rapidement, nous vous y attendons.
Le candidat Hollande n’a pas encore pris la mesure du phénomène de la fin de la mondialisation dont l’UE est le Cheval de Troie. Il ne cesse de reculer sur un programme déjà bien timide au départ.
Arnaud, voyez pour quoi vous oeuvrez, de la politique politicienne alliée au libéralisme.
Arrêtez ce massacre, dans toutes les assemblées citoyennes du FdG on parle de gachis ! Rejoignez nous vite pour faire avancer la cause humaine ! La finance nous attaque, les Français ont besoin d’un message clair, le nombre fait la force… comme en 2005 !!!!!
J’ai lu cet article sur La Tribune.fr
J’ai aussitôt au envie de vous dire : ‘Je suis tout a fait d’accord avec vous Mr Montebourg. » Sur votre constat de la politique économique. Et sur votre analyse de l’émergence des idées nouvelles, de l’acceptation des constats sur les changements nécessaires. Finalement sur la lente mais certaine reprise de vos idées par les dirigeants.
Continuez et ne cédez pas aux extrêmes.
Votons utile : http://www.changer2012.fr
Tout reste à faire il n’existe aucune victoire à ce jour
Il existe un problème de taille; la majorité des socialistes ont voté à l’Assemblée Nationale le mini traité de Lisbonne de Notre Seigneurie passant outre la décision souveraine référendaire du peuple, ce qui au demeurant est très grave comme déni de l’ordre républicain, de notre Constitution bafouée, de cet acte antidémocratique envers son peuple. Vous ne mesurez pas ou pas encore ce que cela signifie, soit le peuple souverain reprendra sa démocratie par les urnes ou par les baïonnettes…
Walter Euken, fondateur de l’ordolibéralisme allemand à l’école de Fribourg a autant de valeur que Keynes ! Avec comme disciples Adenauer, Ehrard, Khöl, Merkel suivi quoi-que l’on en dise consciemment par De Gaulle et Pinay et dans une certaine mesure par Mitterrand et Khôl avec Maastrich. En dévaluant le franc de 17,55% et de créer le nouveau franc = 100 anciens francs (j’ai bien connu cela sur le bancs de l’école !) afin de maîtriser les budgets, d’entretenir la croissance, et d’augmenter le pouvoir d’achat. Par le traité de l’Elysée en janvier 1963, il a décidé de la parité de la monnaie avec Adenauer 1franc = 1 mark = 1franc suisse. Ce qu’ils auraient dû inscrire dans les constitutions, quel formidable départ pour l’Europe !
La monnaie unique était déjà faite tout au moins sa parité ! Mais l’économie sociale de marché restera toujours un compromis et fatalement un manque de cohérence se révélera dans une tension inflationniste difficilement maîtrisable de la reconstruction allemande, du babyboom, du welfarisme conjugué avec le rétablissement de la sécurité sociale ont valu à Ehrard sa chute prématurée !
Passons la période de dérive SPD de 1966 à 1982 (Schiller/Brandt/Schmidt) par un changement radical et anti-libéral avec le vote en 1967 d’une grande loi de promotion de la stabilité et de la croissance , qui introduit aussi la conception keynésienne engendrant l’endettement. Pour l’arrivée de la CDU et Kôhl qui sera l’abandon immédiat de la conception keynésienne du court terme pour la stabilité monétaire et à l’équilibre budgétaire doublé d’une diminution de la pression fiscale, pas de problème jusqu’à la réunification. En 1990 ces très lourdes charges interventionnistes sur les Länder de l’est RFA/RDA soit + 4% de PIB annuel avec une poussée considérable du chômage mettent à mal l’ordolibéralisme de Köhl !
Ce qui entraîne une nouvelle alternance SPD/ les Verts en 1998 avec Schröeder qui effectue les réformes libérales de l’Etat sans obtenir l’adhésion de son électorat qui le désavoue complètement en mai 2005 entraînant des législatives anticipées qui profiteront à Merkel CDU/SPD et en 2009 CDU/FDP soit en 14 ans la disparition progressive de l’Etat providence, celle des syndicats, le tout vers les privatisations, santé, retraites, écoles et universités ce qui est une rupture fondamentale avec le social antérieur. L’Etat très endetté n’a plus un rond, son système social et salarial obligatoire à minima est au moins en concordance avec sa conception théorique dans l’ordolibéralisme privilégiant la production: «die Qualität entspricht der Quantität» mais pour combien de temps encore car ses partenaires économiques n’ont plus un rond non plus ? Le miracle économique allemand existe bel et bien, il est le premier pays européen parti d’une ruine fumante !
La BCE, copie conforme de la Bundesbank est donc destinée à garantir le primat des obsessions allemandes (hyperinflation de 1923, suivi de la grande dépression en 1933 d’où la montée des extrêmes) et dans ses missions anti-inflationniste, d’interdiction des financements monétaires, des déficits budgétaires et de toute forme de garantie des dettes publiques. Le problème des dettes publiques ou souveraines, je le rappelle, ne se constitue que par la récession consécutive à la crise des subprimes, mais encore est-il gérable jusqu’au début 2010 à l’explosion de la crise grecque ou aucune mesure ne fût prise. C’est la spéculation sur les marchés obligataires qui augmentant les taux d’intérêt, donc le service de la dette, le transforme en une insoluble crise dès lors que la BCE refuse obstinément tout crédit direct aux finances publiques, toute garantie des dettes et toute formule de leur restructuration !
La grande question de l’opposition politique à l’ordolibéralisme exacerbé de Merkel est la monétisation de la dette souveraine des Etats principalement dans l’euroland, ce qui fait grincer des dents. Si chacun campe sur ses positions, sans modification du traité de Lisbonne sur la BCE et sans accepter certaines protections de notre zone économique , il va sans dire que nous risquons la ruine fumante par la dictature des marchés financiers ! Il est donc indispensable que les membres de l’UE trouvent un compromis très rapidement de manière à résorber ses dettes monumentales, tout en étant vertueux sur ses déficits budgétaires pour relancer la croissance. Cela n’en prend pas le chemin et nous l’avons vu avec le cas grec en 2010 ! Ces inextricables contradictions se heurtent aux mêmes murs des énièmes sommets avec des communiqués de Notre Seigneurie triomphateurs: «Nous avons sauvé le monde» Une bouffonnerie dramatique mais dépourvue de solution est pour le moins tragi-comique…
Toutefois cela avance puisque la BCE s’occupe de consolider la recapitalisation à hauteur de 489,190M€ les 523 banques européennes et avec le projet de garantie du MSE à 1000Md’€, successeur du fond de secours (FESF) non encore financé soit +220M€ pour la France ! Les 523 banques se sont jetées sur cet argent pas cher et le marché qui aurait dû se trouver en hausse a chuté ? Les 489,190M€ que la BCE a prêté est votre argent de contribuable prélevé depuis les gouvernements ou directement sous forme d’inflation.
La BCE espère que les banques vont racheter la dette publique souveraine ce qu’elle seront plus ou moins obligées de faire avec l’accord de Bâle III seulement à partir de 2013 pour une obligation théorique en 2018, les banquiers traînent déjà les pieds et parlent de 2022. C’est simple, les gouvernements de l’euroland empruntent de l’argent sur les marchés pour les prêter aux banques qui elles-mêmes les prêtent aux gouvernements de l’euroland. Cette faille évidente n’a pas échappé aux spéculateurs le jour même ! Jusqu’à l’écroulement total du système bancaire par une panique financière…
Une petite prise de conscience de l’exécutif actuel ? Le Maire, Estrosi, Wauquiez, faites moi rire , ils sentent le vent tourner électoralement ! Cela n’en prend pas encore la forme dans les actes avant que de récupérer les millions d’emplois industriels perdus en trente ans nous serons morts avant par la dictature financière, des impôts et taxes, engendrant une récession économique sans fin en l’absence de croissance jusqu’à ce qu’une bonne guerre civile remettra tout en ordre !
Flamby a bien acheté des tablettes Apple pour tous les élèves de 6ème ! A quel prix et pour quel intérêt ? Elles ne remplacent pas les livres scolaires ne serait-ce pour alléger les cartables de la 6ème à la terminale ! Si Qooq vous donne les recettes il ne prépare pas pour autant les plats ! Il serait intéressant d’étudier et de développer les applications scolaires inexistantes sur cette tablette française mais les parents doivent aussi en payer la moitié et en assurer la maintenance, ce n’est pas à l’Etat ou la région, ou les collectivités territoriales de tout payer, les moufflets ont pour la plupart leur consoles de jeux tout aussi cher voire plus !
L’idée de la démondialisation se doit d’être nouvelle ! Ben oui évidemment puisque l’on a mis la charrue avant les bœufs en laissant un champ libre à la spéculation financière et au profit maximum actionnarial ! C’est la terminologie employée qui est nouvelle ! Je me permet de vous rappeler De Gaulle en parlant de sa vision de l’Europe:
« J’entends une Europe formée d’hommes libres et d’Etats indépendants, organisée en un tout susceptible de contenir toute prétention éventuelle à l’hégémonie et d’établir entre les deux masses rivales l’élément d’équilibre dont la paix ne se passera pas» (Lille fin juin 1947). S’il rejette avec force les idées fédéralistes dont s’est chargé le Traité de Rome en 1957. Celle-ci prévoyait la coopération économique, l’abolition progressive des barrières douanières entre les pays membres et la mise en place de tarifs douaniers communs avec l’extérieur. De Gaulle adhère résolument à la perspective du libre-échange européen. Il propose le 5 septembre 1960 une coopération européenne à caractère politique et non plus seulement économique.
Cette idée est reprise lors du Sommet européen de Bonn l’année suivante. Il conçoit l’Europe d’entraide et de solidarité, où aucun membre n’abdique ni son identité nationale si les prérogatives de sa souveraineté. Une Europe pacifiée et prospère par le libre marché le seul avenir possible des nations, face aux dramatiques guerres du passé et aux enjeux internationaux à venir.
L’Europe qu’il envisage doit s’affirmer face aux Etats-Unis et refuser toute subordination à leur égard. Si la diplomatie et la défense demeurent des compétences nationales, il souhaite lui voir jouer un rôle dans l’aide au développement, comme il l’affirme dans son discours à Washington en 1960. Il reste très attaché à une certaine idée de l’Europe, celle d’une libre association d’Etats souverains. C’est en ce sens qu’il propose le plan Fouchet, qui prévoit un Conseil réunissant les chefs de gouvernement et une Assemblée parlementaire européenne. Mais, le 17 avril 1962, les gouvernements belge et hollandais opposent leur veto au plan français ?
Le mois suivant, dans une conférence de presse devant tous ses ministres, de Gaulle s’oppose catégoriquement à la supranationalité : « Dante, Goethe, Chateaubriand n’auraient pas beaucoup servi s’ils avaient été des apatrides et s’ils avaient pensé, écrit en quelque esperanto ou volapük intégrés ». Cinq ministres, dont Pierre Pflimlin,
quittent alors le gouvernement, outrés du traitement injurieux infligé à leurs idéologies utopistes fédérales européennes.
«La France n’entend pas laisser limiter ses choix et décisions par les instances communautaires» ! En 1965, il pratique la politique de « la chaise vide » en suspendant la participation de la représentation française aux réunions du Conseil des ministres de la CEE, afin d’exprimer tout à la fois son refus de l’application du principe de la majorité qualifiée dans les prises de décision communautaires et son opposition à l’insuffisance des propositions de la commission au sujet du financement de la PAC qu’il ne saurait dissocié de la PI(industrielle)C. Après six mois de blocage, en janvier 1966, le compromis de Luxembourg sur le fonctionnement des institutions, permet à un Etat de demander le changement de mode de vote lorsqu’un projet de décision communautaire risque de porter atteinte à un intérêt national jugé vital.
Je dois ici ouvrir une parenthèse puisque Merkel a copié De Gaulle en faisant inscrire dans la Constitution allemande outre une interdiction de tout déficit public au-delà de 0,35 % du PIB à partir de 2016. Ce qui interdit de facto d’envisager une réelle coordination des politiques budgétaires au sein de l’UE mais aussi de l’Euroland. Mais surtout de son côté, la Cour constitutionnelle vient de rendre un arrêt important sur le traité de Lisbonne selon lequel il ne saurait y avoir de transferts de souveraineté supplémentaires à l’échelle européenne aussi longtemps qu’il n’y aura pas de peuple européen démocratiquement souverain… Cela conduit notamment la Cour à exclure toute intégration européenne dans les domaines des politiques fiscales, sociales ou d’emplois. Un bon coup de pied au «cul» asséné aux utopistes fédéralistes…
Quoiqu’il en soit un pays qui ne bat plus sa monnaie, euro ou franc, est un pays qui a perdu sa souveraineté.
Nous sommes en 1933, le Thalys est lancé à pleine vitesse dans un mur ou nous avons déjà dépassé la distance d’arrêt, il n’ y a plus de conducteur pour actionné le frein et ce sera d’autant plus violent qu’il n’a pas commencé son freinage ! La seule question est: «quand le Thalys va t-il se prendre le mur» ? Les peuples se décideront à reprendre en main leur destin démocratique et souverain, ce qui sera d’autant plus violent que les politiques l’ont oublié !
Non il n’y a pas de Stalinisme dans la mise en garde du candidat Hollande en vers son propre camp,quand certain se permette de donner leur avis,non la démocratie n’est pas un vain mot pour le parti unique ,non Mr Pierre Moscovici n’a pas choisi de soutenir le candidat Hollande parce qu’il était celui soutenu par tous les médias,de même qu’il n’est un revanchard,il n’a pas non plus dit que « certains le voyaient finit,mais qu’il est maintenant Lieutenant de campagne (mille excuses Capitaine ) du candidat Hollande »,il est faut de dire que ce parti(socialiste) veut nous contraindre à plébisciter un candidat se réclamant de gauche avant qu’il ne soit élu ,simplement en nous exhortant au vote utile.Tout ceci n’est que propagande pour détracteurs.Fort heureusement ,je vous conseille vivement d’aller voir le blog de mr Dupont aignan,ce dernier à eu la chance de passer dans l’émission de celui qui serait pret à inviter n’importe qui, pourvu qu’il ne passe pas ailleurs,l’émission nommé »On n’est pas couché »Un zapping opportun et salvateur m’a fait découvrir ce dernier de façon plus approfondi,alors que je l’ai cité,sur ce blog ,récemment.En effet ce dernier est passionnant ,il préconise des solutions très élaborés,telle que de rembourser la “DETTE” avec un taux zéro consenti par la Banque de France que nous rétablirions dans sa fonction initiale,à savoir sa mission de service public ,.il a aussi parlé d’ une information qu’il a communiqué ,il y a quelque temps, que j’ai entendu,soit dans cette même émission soit sur la chaîne LCP ,et que j’avais omis de faire circuler.A savoir,Que l’agence “France Trésor “,constitue le plus grand conflit d’intêret qu’il soit ,Puisque qu’elle gère les fonds dit “Souverains ,qui sont en fait les fonds des prêteurs usuriers ,donc les créanciers de la fameuse dette Française et toutes les autres,vous comprendrez aisément la supercherie, qui n’a d’égal que le marché de dupe,qui rejoint en cela le fait d’être soit disant noté par des agences que l’on rémunère et que l’on engraisse.Il nous a rappelé aussi le parcours et la fonction des messieurs,Mario Draghi et Lucas Papadémos, relaté par le “Monde “ du 14/11/2011,que j’ai choisit de copié-collé pour la circonstance.:LEMONDE.FR | 14.11.11 | 18h57 • Mis à jour le 15.11.11 | 14h41
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La banque d’affaires américaine Goldman Sachs retourne à ses racines : l’Europe.REUTERS/BRENDAN MCDERMID
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LONDRES, CORRESPONDANT – Qu’ont en commun Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos ? Le nouveau président de la Banque centrale européenne, le président désigné du conseil italien et le nouveau premier ministre grec appartiennent à des degrés divers au « gouvernement Sachs » européen. La banque d’affaires américaine a en effet tissé en Europe un réseau d’influence unique sédimenté depuis des lustres grâce à un maillage serré, souterrain comme public.
A tout concours, il faut une hiérarchie. Le premier prix revient bien sûr à Mario Draghi, vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe entre 2002 et 2005. Nommé associé, il est chargé des « entreprises et pays souverains ». A ce titre, l’une des missions est de vendre le produit financier « swap » permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs. Vient ensuite Mario Monti, conseiller international depuis 2005. Arrive en troisième position Lucas Papadémos, qui vient d’être nommé premier ministre de la Grèce, qui fut gouverneur de la Banque centrale hellénique entre 1994 et 2002, qui a participé à ce titre à l’opération de trucage des comptes perpétré par GS. Le gestionnaire de la dette grecque est d’ailleurs un certain Petros Christodoulos, un ex-trader de la firme.
Deux autres poids lourds tiennent le haut du pavé dans la défenestration de l’euro, Otmar Issing, ex-président de la Bundesbank et Jim O’Neill, l’inventeur du concept des BRICS, l’acronyme désignant les marchés émergents à fort potentiel de croissance (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Ex-président de Goldman Sachs International dont il est resté l’un des administrateurs, l’Irlandais Peter Sutherland a joué un rôle-clé dans le sauvetage de l’Irlande. Enfin, Paul Deighton, qui a passé 22 ans chez Goldman Sachs, est directeur général du comité organisateur des Jeux olympiques de Londres en 2012. La lanterne rouge car chacun sait que le sport comme l’amitié est hors concours.
Pourtant, au-delà des apparences, le réseau d’influence qui a fait sa puissance avant ou pendant la tourmente politique financière de 2008 a perdu de son efficacité. En effet, les complicités anciennes entretenues par les ex-banquiers centraux chevronnés mobilisés pour tirer les ficelles se révèlent moins utiles face à des politiciens sensibles à l’impopularité des professionnels de la finance tenus pour responsables de la crise. Là où Goldman Sachs pouvait facilement exercer ses talents, une série d’affaires – la Grèce, la spéculation contre l’euro, le scandale Abacus auquel a été mêlé le goldmanien français Fabrice Tourre – lui ont mis à dos la puissance publique.
Le carnet d’adresses est utile mais ne suffit plus à lui tout seul sur une planète financière complexe et technique et face à une nouvelle génération d’industriels moins pétris de respect pour l’establishment. Les patrons européens partis à la conquête du monde se sont émancipés des croisés de la haute finance style Goldman Sachs. La quête de valorisation de l’actionnaire, les exigences de transparence des comptes et les impératifs de l’expansion à l’étranger émoussent l’ »effet réseau ». Enfin, devenus plus exigeants sur la qualité et l’indépendance du métier de conseil, les clients européens, mais pas seulement, exigent le respect d’un minimum d’éthique.
Et c’est là que le bât blesse à propos de Goldman Sachs. Car la banque aime placer ses hommes sans jamais laisser tomber le masque. C’est pourquoi ses hommes liges cachent cette filiation quand ils donnent une interview ou mènent une mission officielle (comme ce fut le cas de Monti qui s’est vu confier en 2010 une étude sur le marché unique européen par le président de la Commission, José Manuel Barroso).
Mario Draghi affirme qu’étant entré en fonction en 2002, il n’a rien eu à voir avec le maquillage des comptes grecs orchestré deux ans plus tôt par la banque. Et il a démissionné en 2005, soit un an avant que Goldman Sachs ne revendre une partie du « swap » en question à la National Bank of Greece, la première banque commerciale du pays, dirigée par un ancien Goldmanien, Petros Christodoulos, aujourd’hui responsable de l’organisme gérant la dette grecque.
Marc Roche
Omission dans le texte précédent: »France Trésor »(que vous trouverez sur le net,bien qu’il est fait peau neuve depuis l’information) agence qui a pour mission de gérer la DETTE Française.
La décision de créer une TVA sociale n’est pas absurde si elle avait pour effet de supprimer défintivement des charges sociale grévant le travail, le financement de la politique familiale (les allocations familiales) en mles transférant sur l’impôt et particulièrement sur les produits d’importation. Mais comme toujours, il ne s’agit que d’une demi-mesure.
1. les AF sur le travail ne seront pas supprimée mais seulement minorée en deça de 2,4 SMIC
2. la nouvelle TVA sociale collectée sera évidement payée par le consommateur et seulement lui puisqu’elle sera déductible par l’importateur de sa TVA collectée.
3. Au lieu de favoriser les employeurs français en les autorisant à déduire de la TVA sociale collectée, les AF 5,4% payées à l’URSSAF, ce qui ferait apparaitre clairement un bénéfice plus élevé sur les produits vendu, le gouvernement noie le poisson dans un système louche de réduction dégressive des charges patronales dont il n’est pas encore expliqué comment il s’articule avec la réduction Fillon générale sur les bas salaires qui s’affaiblit en dessous des -5,4% sur les salaires compris entre 1,43 et 1,6 SMIC !
4.En plus, la mesure augmente le prix des produits de proximité fabriqués par les travailleurs français et européens alors qu’il faut aider pour des raisons sociales, bancaires (crise des concours bancaires) et environnementales, ces entreprises.
5.Ce qu’il faut c’est sortir les AF du coût du travail et leur donner un financement relevant de l’impôt. Soit via la CSG qui frappe aussi les revenus fonciers et financiers, soit dans l’IRPP.
La taxe d’équilibre indispensable sur les importations, au motif de la protection sociale et environnementale doit être conçue dans son mécanisme comme ne grevant pas le prix des produits fabriqués en France ou en Europe !
Je ne suis d’ailleurs pas du tout convaincu qu’elle soit contraire – définie comme cela – au traité de l’OMC.