Posts tagged: démocratie

août 03 2011

Un classement absurde

J’ai peu goûté, après quinze années d’engagement parlementaire, après avoir défendu toujours avec force le Parlement, sa vitalité, son nécessaire contre-pouvoir et y avoir occupé de nombreuses fonctions auxquelles je me suis consacré avec scrupule, de voir mon nom mêlé à celui de Patrick Balkany, dont le cynisme rivalise avec un sens pour le moins douteux de la probité.

En 14 années d’engagement parlementaire au service de la Nation, je crois avoir honorablement représenté, défendu et servi les citoyens de Saône et Loire qui m’ont accordé et renouvelé leur confiance.

Dans les différents classements intervenus dans les années précédentes, j’ai invariablement été reconnu pour mon travail parlementaire : 184ème des députés les plus actifs sur 577 députés, au 12 mai 2010 (total interventions : 71,  interventions en séances : 53, interventions en commissions : 18, auteur proposition de loi : 1) 79ème au 15 avril 2009 (total interventions : 66, interventions en séances : 50, interventions en commissions : 16, auteur proposition de loi : 1, questions : 44). Read more »

juil 07 2011

« C’est une révolte ? – Non, Sire, c’est une révolution fiscale ! »

 

 

Socle de la citoyenneté dans notre pays, l’impôt représente un des piliers du pacte républicain qui unit les Français. De l’épisode révolutionnaire à l’épreuve de la Première Guerre mondiale, l’impôt a toujours été au cœur de choix décisifs pour l’avenir de la nation. L’échéance présidentielle de 2012, dans le contexte bouleversé de l’après-crise, constitue indéniablement un tournant pour notre pays que nous ne saurons négocier sans repenser l’outil fiscal sous tous ses aspects.

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avr 05 2011

En route pour le Niger

Chers amis, chers lecteurs de ce blog,

Certaines révolutions sont moins bruyantes que d’autres, mais elles sont toutes aussi fortes. C’est un changement de cette nature que je m’envole célébrer au Niger, à l’invitation personnelle et amicale du nouveau président de la République, Mamadou Issoufou.

Mahamadou Issoufou lorsqu'il est venu rendre visite à Arnaud Montebourg le 23 avril 2010 à l'Assemblée nationale. A l'issue de l'entretien, ce dernier a publié un communiqué en cliquant sur l'image.

L’élection de Mamadou Issoufou ouvre au Niger une nouvelle ère démocratique. Pour bien comprendre, il faut remonter deux ans en arrière, en 2009, lorsque le président Tandja tenta d’obtenir un mandat supplémentaire alors que la constitution ne le permettait pas. La crise politique déboucha sur un coup d’Etat militaire, en février 2010, mené par Salou Djibo. Le Niger aurait alors pu basculer sous férule des militaires, mais il faut rendre hommage au général Djibo qui a su tenir à distance toute ambition politique. « J’ai fait mon devoir, je m’en vais », telle a été sa ligne de conduite menant au retour de la démocratie et à la victoire de Mamadou Issoufou, un homme droit, socialiste de conviction, appartenant à cette génération de chefs d’Etat qui ne veut plus rien avoir à faire avec la Françafrique, qui regarde devant bien plus que derrière et qui attend de la France qu’elle soit elle-même fidèle à ses valeurs.

C’est dans ce même état d’esprit que je vais au Niger, pour parler normalement de politique et co-développement, d’enjeux mondiaux et de manières de voir, de projets et de partenariats. Si d’autres parlent toujours de l’Afrique au passé, c’est parce qu’ils n’ont rien à dire au présent et au futur.

Je suis aussi revenu – comme en avril dernier – saluer le démocrate et l’ami, celui avec qui le Département de Saône-et-Loire pourra approfondir le programme de co-développement noué avec la communauté urbaine de Tahoua et débuté il y a plus de trois ans. De nombreux projets ont déjà été initiés, dans les domaines de l’accès à l’eau potable (creusement de puits), des infrastructures (réalisation de routes pavées), ou de l’éducation (construction de salles de classe).

 

Je viens encore voir les Français de l’étranger pour aborder avec eux des questions difficiles comme la lutte contre le terrorisme et la fin de la prédation sur les matières premières africaines, pour initier une nouvelle voie (voix) de la France dans le monde.

Alors que la Côte d’Ivoire se déchire, le Niger a réussi – par ses propres moyens – à faire vivre l’espoir démocratique. Cela force le respect.

Arnaud Montebourg
Député de Saône-et-Loire
Président du Conseil général

 

déc 05 2010

Alassane Ouattara élu président de la Côte d’Ivoire – Communiqué

Un scrutin historique vient de se tenir en Côte d’Ivoire. Je tiens à féliciter chaleureusement le Président démocratiquement élu, Alassane Ouattara. Je salue la bonne tenue d’élections, trop longtemps attendues, qui constituent une avancée décisive sur le chemin de la paix et de la réconciliation.

Aujourd’hui le Président Laurent Gbagbo engage sa responsabilité devant le peuple ivoirien et l’ensemble de la communauté internationale. Il lui revient de respecter le choix des Ivoiriens en acceptant l’incontestable verdict des urnes.

Toute atteinte au processus démocratique risque de replonger la Côte d’Ivoire dans le cycle infernal de la violence et relèvera de la justice internationale.

C’est la marche du continent africain vers la démocratisation qui est aujourd’hui en jeu. Il est du devoir de l’ensemble des responsables français de faire valoir la nécessité de respecter les choix démocratiques. La même responsabilité pèse sur l’Internationale Socialiste qui doit exercer la juste et nécessaire pression pour que le parti de Laurent Gbagbo, accepte, comme d’autres Présidents de pays africains battus dans les urnes ont su l’accepter dans leur pays, la transition démocratique pacifiée et garante de l’unité nationale de la Cote d’Ivoire.

Arnaud Montebourg

 


sept 30 2010

Ma réponse à Nonce Paolini, PDG de TF1

Paris, le 30 septembre 2010

Monsieur Nonce Paolini
Président Directeur Général

TELEVISION FRANCAISE
1
1, quai du Point du Jour
92656 BOULOGNE cedex

Monsieur le Président Directeur Général,

Cliquez ici pour ouvrir le courrier d'Arnaud Montebourg à Nonce Paolini, PDG de TF1

J’accuse volontiers réception de votre lettre reçue au Conseil général de Saône-et-Loire, le 20 septembre dernier, dans laquelle vous qualifiez “d’inadmissibles” les propos que j’ai pu tenir devant la caméra de Monsieur Pierre Carles, dans son film intitulé “Fin de concession”.

Comme vous le savez, la chaîne que vous dirigez utilise à des fins commerciales le domaine public hertzien, propriété publique appartenant à la Nation toute entière, et dont la chaîne TF1 et ses actionnaires ne sont, aux termes de la loi, que les utilisateurs à titre précaire et les dépositaires fragiles et éphémères. Le regard libre et sans concession d’un représentant de la Nation sur le comportement d’une chaîne qui fait un usage contestable de ce bien public national, relève de ses devoirs politiques et moraux élémentaires.

La chaîne TF1 n’a donc pas d’autre choix que d’accepter, quoi qu’il lui en coûte, toute critique publique de ses agissements, puisque la télévision reste un bien collectif appartenant à tous les Français même si celle-ci s’exerce dans la forme de l’entreprise privée que vous présidez.

Est-il nécessaire de rappeler que l’actionnaire majoritaire et opérateur de la chaîne TF1, la Société Anonyme Bouygues, exploite une activité quasi-exclusive de construction de bâtiments et de travaux publics, à travers des marchés publics, dans lesquels le pouvoir d’Etat et la diplomatie nationale disposent d’une influence avérée.

Les rapports de proximité politique entre les orientations éditoriales de TF1 et le pouvoir actuel posent le problème dans une démocratie comme la nôtre, du respect du pluralisme et de la séparation des intérêts publics et privés, et les échanges de services et de bons procédés entre eux. Read more »

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