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Non au Merkozysme oui au patriotisme industriel

extrait de Marianne n° 764 du 10 au 16 décembre 2011

Propos recueillis par Gérald Andrieu

Accusé de germanophobie par la droite, le député de Saône-et-Loire se défend et plaide pour une relocalisation industrielle et un désendettement au service de la reconstruction du pays.

Marianne : Lorsque vous avez accusé Angela Merkel de mener une « politique à la Bismarck », vous avez été qualifié de « germanophobe » par la droite. Ce qui démontre, de la part de l’UMP, une certaine méconnaissance du personnage – la comparaison n’a d’ailleurs suscité aucune réaction négative en Allemagne. Mais, vous-même, le connaissez-vous vraiment ? Otto von Bismarck était autoritaire et antisocialiste, mais il a posé les jalons de la retraite par répartition et même instauré un protectionnisme salvateur pour son pays.


Arnaud Montebourg : Cette expression n’est pas une position. Il s’agissait d’une citation du patron des socialistes allemands, Sigmar Gabriel. En vérité, le débat ne blesse personne là-bas. Il gêne en France parce que la droite veut éviter le débat sur l’alternative à la politique Sarkozy-Merkel – le « Merkozysme » – et à la multiplication des plans d’austérité, cette potion amère que les conservateurs allemands veulent imposer à tout le reste du continent, au risque de suicider économiquement la zone euro. Bismarck, pour faire l’unité allemande à imposé ses solutions à ses voisins européens . C’est ce que fait Mme Merkel : elle a tellement de problèmes intérieurs que, pour les faire oublier, elle impose ses vues de façon nationaliste aux autres Etats de l’Union.

Ne craignez-vous pas d’être accusé de faire preuve d’un patriotisme économique échevelé, voire d’un nationalisme « à la Bismarck », en encourageant aujourd’hui François Hollande à mettre l’accent, à juste titre, sur le « produire français » ?


Il ne faut pas confondre le patriotisme, qui est l’amour de la patrie, et le nationalisme, qui est la haine des autres, disait Jaurès. Notre choix, avec François Hollande, qui développe une campagne de patriotisme industriel, est de relocaliser en France des activités qui sont parties en Chine, de retrouver une industrie productive, de reconquérir les savoir-faire qui ont été abandonnés dans la mondialisation et de tracer un chemin vers un retour à la prospérité. Notre pays est en train de décliner dangereusement. Mais nous ne pourrons pas rapatrier les productions, lutter contre le dumping, s’opposer aux atteintes environnementales et sociales, sans nous organiser au niveau européen. François Hollande lui-même répète qu’il n’est pas pour une Europe offerte. Ouverte oui, mais pas offerte. Le protectionnisme que je propose est le même que celui pratiqué par toutes les grandes nations industrielles. L’Inde vient de suspendre toutes les implantations de grandes surfaces commerciales du type Walmart ou Carrefour sur son territoire. L’Europe doit aussi s’organiser pour se préserver et défendre ses intérêts.

La difficulté d’imposer un label « fabriqué en France » ne réside-t-elle pas dans le fait que la plupart des produits sont aujourd’hui le résultat d’un assemblage international ?


Vous avez raison. On le voit en Allemagne où le Made in Germany s’est transformé en Made by Germany en utilisant la sous-traitance des ex-pays de l’Est. Notre objectif est évidemment d’inventer les produits de demain, les technologies nouvelles liées notamment à la révolution écologique, et non pas de les acheter aux autres. La démondialisation, c’est produire là où l’on consomme. La tablette tactile française Qooq dont la production a été rapatriée dans ma région est bien la preuve que l’on peut produire moins cher qu’en Chine avec des coûts de travail plus élevés et une meilleure créativité.

La droite elle-même avance sur ces sujets. Lors de sa dernière convention, l’UMP a dit vouloir mettre en place une « taxe réciprocité » aux frontières de l’Europe ressemblant au « juste échange » porté par le PS.


Sauf que la droite est au pouvoir depuis dix ans. Elle a fait la mondialisation et l’aggrave. Elle m’a attaqué violemment et de façon grossière sur mon projet de démondialisation. Elle n’a donc aucune crédibilité à vouloir se racheter sur le terrain du protectionnisme.

François Bayrou, lui, n’est pas au pouvoir. Il utilise le « Produire et instruire ». Il en appelle à la mise en place d’un « label France » et voit même dans le fait d’acheter Français une « démarche civique ». Votre proximité est éclatante. Au point de pouvoir gouverner avec lui ?


La réindustrialisation est une grande cause nationale qui, heureusement, transcende les partis politiques. Je ne peux que m’en réjouir. Maintenant, François Bayrou doit faire preuve de clarté. On n’a jamais réussi à percer son mystère. Il faudrait qu’il clarifie ses positions par rapport à la gauche. Mais, dans l’œuvre de redressement national, il n’y a aucune raison de ne pas reconnaître que François Bayrou a raison sur le terrain de l’industrie. Est-ce que cela suffit à gouverner ensemble ? Je ne crois pas. La droite dit qu’il appartient à sa famille politique. Lui-même dit qu’il voudrait mettre dans un même gouvernement François Hollande et Alain Juppé. Il y a du contorsionnisme et de l’obscurité dans ce langage. C’est à lui de faire ses choix et je crois qu’il n’a jamais su bien les faire.

Vous-même, vous avez fait un choix après le premier tour de la primaire, celui de François Hollande. Vous écoute-t-il un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout ?


Je lui ai apporté mon soutien, dans l’esprit de rassemblement de la primaire. Son désir et sa volonté de réindustrialiser le pays, de remobiliser la société tout entière autour de l’objectif de la création de richesses, sont un acte politique lourd, et je suis heureux qu’il ait entendu ce que je lui disais pendant la campagne et ce que je lui dis depuis qu’il est notre candidat.

Mais il maintient son objectif de ramener le déficit à 3% du PIB, et il a même annoncé un plan de 50 milliards d’euros de redressement budgétaire supplémentaires…


Lors de ma campagne, j’ai défendu un « pacte de désendettement ». Nous avons besoin d’assainir les comptes pour pouvoir faire des projets pour le pays. Nous avons besoin d’argent pour réindustrialiser, reconstruire les services publics, retrouver une agriculture performante, redresser cette France qui est écroulée, ruinée financièrement. Le désendettement n’est pas un objectif en soi, c’est un moyen de realiser ces projets. Je trouve normal qu’un candidat à la Présidence de la République fasse ce choix. La question est de savoir qui paiera ce désendettement ? Pour moi, il est impossible que ce soit les classes moyennes et populaires qui n’ont aucune responsabilité dans la crise. Ce sera au système financier, au système bancaire, de payer et non pas aux gens qui n’ont que leur travail pour vivre.

En n’apparaissant pas dans l’organigramme de campagne de François Hollande, en lui apportant votre soutien seulement par éclipses, ne passez-vous pas à côté du rôle important que vous avait pourtant conféré votre score à la primaire ?


Je ne peux pas vous laisser dire qu’il y aurait des « éclipses » dans mon soutien qui est total. Je n’ai tout simplement pas souhaité être dans l’organigramme parce que je ne suis pas un collaborateur du candidat. je suis un partenaire, exigeant mais loyal, un pilier politique de sa campagne.

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24 Réactions

  1. Bonjour Arnaud,

    Il serait bien de rappeler et de demander aux dirigeants:
    - ceux qu’ils font du Plan Européen pour la Relance Economique adopté dans le Traité par L’UE en 2008?

    Il faudrait aussi rappeller:

    -Où en est le respect des engagements inscrits dans les Traités européens sur le maintien de la cohésion sociale et économique avec des mesures qui ne visent qu’un aspect de la crise et qui imposent l’austérité? J’y vois là le résultat des ambitions du Bilderberg.(FMI comme unique Trésors mondial imposant son idéologie ultra libérale avec ses big brothers & Co….)dont Merkosy sont les marionnettes.(y a qu’à voir voir, quand Sarko parle, on dirait que quelqu’un tire des fils de plus haut car il s’agite bizarrement!).

    Il faut rappeler le discours de Sarkozy avant 2007 au sujet de l’Allemagne que JJacques Bourdin sur RMC a repassé pour le bon souvenir de nos con-citoyens… qui ont la mémoire courte.

    Je recommande le site veblen-institute.org
    où la lecture de ‘ modeste proposition’ offre une pensée à méditer sur une solution de sortie de crise, très pertinente.

    A bientôt.

  2. Bonjour,
    Je découvre Mr Montebourg au travers de son livre sur la Démondialisation, action que je soutiens fortement depuis plusieurs années au rythme de l’accélaration de notre vie sans respect de l’environnement (naturel et humain).
    Alors je viens pour la première fois sur ce blog pour visiter, et je rejoins « Thierry Janzè 35″ sur le départ de Mr Montebourg du PS. Si Mr Montebourg veut être crédible face à ses arguments, et pour convaincre tous ceux qui comme moi ont les mêmes idées qu’il expose, il doit claquer la porte du PS.
    Pour l’instant, je reste sur un doute : quel crédibilité peut on accorder à un politique accroché à un parti dont les idées sont divergentes ? On verrait plus Mr Montebourg chez EELV…quoique là encore il y a à dire….
    Ambition personnelle ou vrai conviction politique ?
    Pour ma part je regarde pour confirmer mon idée.

  3. Monsieur,
    Puisque avec le thème de la Démondialisation qui n’est plus un épouvantail mais une nécessité pour garder industries et emplois en France, je voudrais évoquer le sort de ce qui pourrait être la 6ème région de France en part de PIB mais aussi la 4ème ou la 3ème région industrielle du pays voire la première région française pour l’économie maritime. Cette région c’est la Normandie et l’intégration des Haute et Basse Normandie doit se faire en tant que façade maritime du Grand Paris qui est l’une des 10 grandes villes monde de la planète. Pour mettre en oeuvre concrètement cette ambition, des projets importants pour moderniser les infrastructures ferroviaires portuaires et fluviales sont programmés dans un SNIT qui est à la fois menacé par la rigueur budgétaire à venir mais aussi par l’opposition systématique d’ Europe Ecologie Les Verts, notamment le projet de Ligne Nouvelle Paris Normandie qui se propose de créer pour la première fois en France la « grande vitesse de proximité » pour la desserte d’un réseau régional de villes situées à moins de 300 km de Paris.
    Or nous sommes un certain nombre de citoyens progressistes attachés à cette région et à l’avenir industriel du pays à être très inquiet de la tournure prise par le débat public en cours. C’est pourquoi, nous tenons à vous informer, cher monsieur, que vous recevrez prochainement copie de la lettre que nous avons fait parvenir à François Hollande afin qu’il nous confirme, si oui ou non, intégrer la Normandie, 6ème région de France pour en faire la façade maritime et portuaire du Grand Paris est un enjeu national pour sortir de la crise et pour une relance industriel en France.
    Cordialement avec nos meilleures salutations socialistes et normandes

    M Philippe CLERIS
    Fédération PS du Calvados
    section Caen Nord est
    animateur du collectif citoyen et républicain
    « Bienvenue en Normandie »

  4. Bonjour,
    que pensez vous du siphonnage des emplois d’informaticiens, de comptables, etc. effectué depuis plusieurs années vers des pays à bas coût, hors UE, via des externalisations rendues possibles par l’opacité des échanges par Internet ? Il est en effet très facile de faire développer tout ou partie d’un logiciel en Inde, ou de faire travailler des comptables ou des spécialistes du marketing au Maghreb, sans que cela se voit vraiment. En effet une société d’externalisation « locale » sert en général de paravent et fait le « sale boulot » de la délocalisation pour les donneurs d’ordre. Les échanges de données se faisant ensuite par Internet de manière sécurisés, pour la société utilisatrice tout est transparent. A la décharges des sociétés externalisatrices, les tarifs des prestations exigées par les clients sont de plus en plus bas chaque année depuis qqs temps, et rendent ce modèle économique « inévitable » tant qu’une législation de s’y oppose pas. Sinon il est devenu quasi impossible de remporter des contrats avec du 100% local, devenu de ce fait trop cher. Il est facile de taxer à l’arrivée dans le port du Havre des livraisons d’autos produites en Corée par exemple, mais pour les logiciels ou les services produits en Inde ou ailleurs et réalisés via Internet : rien. Bonjour le dumping ! Certes la baisse des coûts profite aux sociétés utilisatrices, mais est-ce vraiment au profit de l’emploi ? Ne serait-il pas possible de rééquilibrer les chances des salariés européens de ces secteurs en voie de délocalisation rapide en renchérissant le coût de la main d’œuvre « intellectuelle », hors UE, par la fiscalité ?
    Merci.

  5. Je suis étonné que tant de gens se demandent ce que Arnaud fait encore au PS.
    Est-ce qu’un individu s’engage dans la démocratie pour servir un parti ou s’engage dans un parti pour servir la démocratie ?
    Il me semble que le PS est le seul jusqu’à présent qui permette de servir la démocratie. Donc la place d’Arnaud au PS me paraît indiscutable. Si d’autres partis s’engageaient dans cette voie, il pourrait, en effet, changer de parti. Que celui qui voit le moindre début de progrès ailleurs ait l’amabilité de me prévenir. En attendant que ce vent bienfaisant souffle sur les partis plus à gauche, je serais obligé de voter PS.

  6. La France ne retrouvera pas son industrie sans une politique protectionniste et une politique monétaire retrouvées. Certains économistes estiment que cela doit passer par une sortie de l’euro. Ce lien analyse la position de Jacques Sapir http://lespoir.jimdo.com/2011/12/28/fin-de-l-euro-pourquoi-jacques-sapir-s-est-tromp%C3%A9/

  7. nous ne connaissons pas les ambitions politiques des hommes. la soif du paraître est un sentiment qui anime beaucoup de gens et qui pour cela vivent à crédit. par les primaires qu’il a voulu montebourg a bien fait ressortir les dérives du système ,en se classant 3ème pouvait-il espérer mieux?les agences de sondages avaient déjà fait le choix des 2 premiers c’était couru hollande est le moins dangereux de gauche pour le capital,les sondages sont bien orientés le grand perdant c’est lui et son ralliement à hollande ne plaide pas en sa faveur. montebourg aurait du faire comme mélenchon se présenter directement à l’élection du titre sans passer par ces primaires qui ont bien été médiatisées mais qui sont retombées comme un soufflet. pourtant les idées portées par montebourg avaient fait réagir de nombreux opposants sur ce blog preuve qu’elles dérangeaient graves. les banques sont censées conserver nos maigres revenus mais depuis que nous sommes payés en chèque ou par virement elles se sont constituées des fonds propres ou sales dont on ne soupçonne pas l’étendue d’ailleurs les salaires des directeurs sont indécents par rapport au marché du travail normal. il faut donc renvoyer les banques dans attributions et les laisser gérer leurs activités seules,il faut remettre la banque de france seule banque de l’état sous le contrôle de la cour des comptes. il faudrait aussi contrôler les dérives dans les appels d’offre obligatoires pour les chantiers des collectivités locales.les entreprises sont de connivences sur tout et se partagent le gâteau au prix le plus haut à tel point que l’entreprise qui a obtenu le contrat peut le sous traiter gagnant ainsi de l’argent sans rien faire sur le dos des cotribuables locaux et cela est plus fréquent que l’on croit. le grand drame de cette époque est le coût du social que plus personne ne veut prendre en charge ce qui est une des premières cause de délocalisation ,de plus les entreprises qui se sont inscrites en difficulté ont été exonérées de charges ce qui a mis à mal les caisses créées par le conseil de la résistance en 45-46 pourtant en se basant sur la productivité qui a tellement évolué depuis et produit toutes les richesses qu’on voit et qu’on devine,ces caisses auraient du avoir un bel avenir. l’argent ne disparaît pas sauf si il est virtuel comme à la bourse .ceux qui l’ont inventé doivent en accepter les règles quand ils gagnent beaucoup ils ne partagent pas pourtant ceux qui y perdent leurs économies se demandent à juste titre ou est passé leur argent.aujourd’hui même ceux qui n’ont pas investi devront ou payent déjà .mélenchon semble être le gauchiste le plus ardent mais il n’est pas indigné tel que moi je ressent cette injustice de vouloir à tout prix rembourser cette dette dont je ne me sens pas concerner.son mariage avec les communistes est une stratégie comme une autre mais il reste socialiste pas communiste. je ne sais pas ce que gagnent les communistes de cette union du front de gauche dont le programme serait alléchant s’il venait à être mis en place.quel sera le vote des français résignés ?l’exemple islandais n’inspire donc personne ? en campagne électorale ce devrait être un argument irrévocable contre l’utopie. c’est donc notre pauvre démocratie qui est mise à mal par les marchés financiés .le choix pour nos bulletins dans l’urne ne sera pas pléthore pour ces élections qui pourraient changer beaucoup les évennements mais le capital semble bien contrôler les choses .tous les candidats pour l’instant sont tous soumis au capital.tant que l’europe ne sera pas structurée administrativement rien ne sera possible pour les grands oubliés que constituent les peuples. même si les allemands semblent miteux armer on ne connait pas le prix qu’ils ont du payer les allemands étant toujours très respectueux de leurs institutions. nous avons aussi élus des députés européens personne ne sait à quoi ils servent mais ils passent tous à la caisse donc ils ne connaissent pas la crise.il n’y a plus de place pour les politiques seulement le système capitaliste qui règne en maitre. même en amérique obama a été élu assez raisonnablement mais 6 mois après les sondages le plaçais à moins de trente pour cent.il semble que la bas il y a du ménage à faire et il faudrait le faire vite le peuple est pressé ce que n’ont plus les moyens les élus qui ne gouvernt plus. les arabes ont abolit leurs dictatures mais aux élections qui ont suivi les islamistes prennent le pouvoir ou allons nous? et chacun voudrait du travail dans son pays ce qui terde. le capital contrôle tous les régimes il faut donc écrire vive la corruption. le monde est mal barré dommage pour nos enfants je suis vraiment indigné et très fatigué de voir tout ce que j’ai fait pour rien pour en arriver la.je voterai à gauche mais pour qui j’en sais encore rien utile ou selon ma conscience au premier tour? quelle va être la campagne si elle débute vraiment un jour

  8. Derrière le vocabulaire se dissimulent des concepts et amene des contrevérités préjudiciables à la compréhension des réalités. Je décide d’interpeler Arnaud, suite à l’émission de France Inter de ce matin (3 janvier),où à nouveau il a utilisé une expression (il n’est malheureusement pas le seul), où il a parlé des « coûts salariaux pour les entreprises ».
    Un « coût salarial » pour une entreprise çà n’existe pas.
    Si un salarié « coûte », pourquoi l’enteprise prend elle des salariés ?
    Par contre et il est plus juste de parler de la richesse que produit ce salarié qui sans lui n’existerait pas. Les termes « coûts ou charges » doivent être bannis d’un langage de gauche. C’est la droite et le MEDEF qui en parlent pour les baisser.
    je vais même plus loin, il y a les cotisations payées par les salariés, les cotisations patronales çà n’existent, même pas, puisque ce sont aussi les richesses créées par ces mêmes salariés qui permettent de les dégager. Cette réalité induit même le fait que le patronat n’a même pas à gérer (avec voix délibérative) les instances de protection sociale.
    Que nos adversaires utilisent ce vocabulaire, cela aide beaucoup à brouiller les esprits, que les vrais gens de gauche ne prennent pas garde, en faisant de même, à taire la réalités.
    Evidemment dans le débat engagé sur la démondialisation cette question est fondamentale, si la concurrence existe dans ce monde des marchés, elle se sert de ces arguments pour dresser les travailleurs entre eux et les mettre eux mêmes en concurrence.
    Pour que les choses soients compréhensibles et que nous marquions des points dans la bataille des idées, ces quelques principes simples (s’ils sont partagés bien sûr) apportent l’éclairage nécessaire à tout un chacun.
    bonne campagne

  9. Ah ces beaux échanges d’esprit me rappellent l’ancien régime. Je découvrais récemment un auteur nous décrivant bien cette société en déclin, ou le bon mot remplace un programme.

    « La médisance, chef-d’œuvre de l’esprit humain, perce avec circonspection : l’on ne se connait pas assez, l’on s’estime trop peu pour rien hasarder » Dampmartin dans un provincial à Paris en 1789 (petit livre que je vous conseille, que j’ai vu sur la base de http://www.ebibliophilie.com, et qu’on peut télécharger sur Googlebooks d’ailleurs)

    Le deux partis s’invectivent, tournent en rond, et l’on ne produit plus que des conseils, de la stratégie, et pour faire il n’y a plus personne.

    Mon regret principal vient du fait que nos politiques ne soient pas des entrepreneurs, mais des apparatchiks qui demeurent dans le sérail malgré leurs défaites successives.
    De ce point de vue, l’Amérique me semble plus saine.

    Pleins de regrets

    Bien Cordialement,

    Yohann

  10. camarade bunny je suis obligé de corriger votre interpretation dans les temps actuels le prix du cout du travail est bien au premier plan puisque le libéralisme est à la base du chacun pour sois.de tout temps les travailleurs n’ont pas su vendre leur force de travail qui produit les richesses ils se sont toujours dirigés vers les entreprises qui payaient le plus mais ce ne fut jamais le salarié qui à fait des offres les grèves étaient un moyen de négocier collectivement la force de travail mais la les salariés étaient trop souvent absents seuls les cadres vendaient leurs forces de travail pour leur savoir.aucun travailleur manuel ne l’a fait .mon fils qui est un manuel négocie individuellement son salaire il a obtenu des augmantations que n’ont pas eu les autres.moi de mon temps j’aurai trouvé cela très injuste mais il ne faut pas oubler que le libéralisme s’exprime plus que jamais à tel point que le chacun pour sois est acquis ce qui veut dire que la démocratie n’a plus de sens.malheureusement le cout salarial prend une dimention incontournable avec toutes les délocalisations que l’on a connu moi qui ait participé à de nombreuses négociations salariales j’ai toujours été confronté à la charge que représente la masse salariale par rapport au chiffre d’affaire à tel point que une entreprise qui faisait peu de chiffre devait payer moins alors qu’un petit chiffre ne signifie pas une entreprise pauvre .la ou je vous rejoins comment sont redistribuées ces richesses produites par la force de travail des salariés? le social fait partie de ces richesses mais le chacun pour sois n’ira pas les chercher et ceux qui le pourrons vont s’assurer en amérique obama a créé une « sécu »en france nous l’avions les gens la laisse partir . oui je crois que les gens ne savent plus ou ils en sont mais laissent faire les autres car tout ce qui était collectif va disparaitre à petit feu

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