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Discours au meeting de François Hollande à Nice

DISCOURS D’ARNAUD MONTEBOURG

AU MEETING DE FRANCOIS HOLLANDE

A NICE LE 28 MARS 2012

 

Seul le prononcé fait foi

 

 

 

Chacun ressent à quel point dans sa vie quotidienne ces dix dernières années se sont traduites par une augmentation en flèche des difficultés de vivre :

- les fins de mois difficiles qui commencent le 15 du mois ;

- l’impossibilité de trouver du travail pour ses enfants ou les jeunes de son entourage ;

- il y a ceux qui font leurs courses au supermarché avec la calculette à la main parce qu’ils sont à l’Euro près ;

- il y a ceux qui ne se soignent pas ou plus parce qu’ils ne peuvent plus assumer les restes à charge ;

- il y a les professeurs qu’on ne remplace plus dans les collèges et les lycées.

Ce sont là des scènes de la vie quotidienne pour tous les français.

Mais ce n’est pas seulement sa propre vie qui chute, c’est aussi la France qui se défait et se délite. Un pays qui fut grand mais que ses dirigeants on laissé choir…

Nous allons donc devoir affronter trois crises en même temps.

La crise financière : celle de la finance qui est venue du droit absolu pour les banques de faire n’importe quoi. Celle qui a conduit les contribuables à secourir les banques, celle qui a amené les plans d’austérité contre les populations, qui nous plongent en récession.

La crise de la mondialisation : celle qui détruit notre industrie, qui accélère les délocalisations, qui tire le coût du travail à la baisse et fait triompher le travail low cost. C’est elle qui rogne le pouvoir d’achat, une économie du chantage qui prend nos salariés, ouvriers, cadres en otages pour leur faire renoncer aux droits sociaux.

La crise climatique : celle qui nous oblige à décarboner l’économie, celle qui nous contraint à nous libérer du pétrole en cours d’épuisement et à faire l’apprentissage d’un nouveau mode de vie.

Contre ces trois crises, y a-t-il une seule mesure sérieuse prise contre elles ces dernières années ?

Les banques font toujours ce qu’elles veulent et continuent à spéculer contre les Etats plutôt que financer l’économie. Ce sont les banques qui imposent aux gens des plans de renflouement avec l’argent des contribuables.

Et aujourd’hui, les plans d’austérité sont pour les populations quand les plans de sauvetage sont pour les banques ! Avec François Hollande, nous proposons l’inverse.

Partout le système financier a imposé sa loi injuste sur l’économie : le pouvoir ne lève pas le petit doigt. La désindustrialisation s’accélère, les fonds de pension financiers dont les centres de décisions sont à 10.000 km ont pris le pouvoir sur notre économie et délocalisent comme on joue au bonneteau.

Abott – Dijon, Honeywell – Condé sur Noireau, Goodyear – Amiens, Albany – Limoges, M Réal – Val de Reuil, Rio Tinto – Saint Jean de Maurienne, Lafarge – Frangey.

Voici que ce sont des usines rentables et profitables qu’on ferme pour les implanter hors d’Europe pour chercher le prix du travail low cost.

Avec François Hollande, nous proposons que la politique reprenne le contrôle et soit plus forte que l’économie financière.

Quant à la dépendance au pétrole, à part les colloques, les Grenelle, les Commissions, y a-t-il eu des mesures permettant d’éviter les chutes de pouvoir d’achat déjà vécues en 2008, liées à ces chocs pétroliers répétés que nous connaissons ?

Avec François Hollande, nous proposons un programme ambitieux de transition énergétique et écologique.

Notre stratégie pour sortir de la crise, c’est de reprendre le pouvoir sur la finance qui nous a précipité dans celle-ci.

C’est de soumettre à l’intérêt public, à l’intérêt national, à l’intérêt des citoyens européens, le système financier, les banques, les agences de notation, les paradis fiscaux, les hedge funds, par des mesures draconiennes au plan national et européen.

Nous allons séparer les banques en deux, en cloisonnant les activités de collecte de l’épargne et les activités sur les marchés financiers. Nous interdirons certaines activités spéculatives et fermerons leurs filiales dans les paradis fiscaux.

Nous allons créer avec l’épargne abondante des Français, une banque d’investissement destinée à financer avec les Régions les PME et leur permettre de se développer et de s’agrandir.

Nous allons par la taxe sur les transactions financières faire payer par le système financier les dettes constituées dans la crise pour le renflouer.

Mais notre stratégie de redressement du pays, notre stratégie de sortie de crise, c’est d’abord notre projet de réindustrialisation du pays qui unira dans une mobilisation nationale inédite et historique, les forces sociales, les forces économiques et les forces politiques.

Tous les pays du monde qui ont su résister dans la crise ou qui s’en sortent sont ceux qui ont tourné le dos aux idées libérales, ont permis à la politique de reprendre le pouvoir sur l’économie. Ce sont ceux qui n’ont pas eu peur d’intervenir, de réglementer, de diriger, de sanctionner.

Nous allons utiliser tous les moyens pour reconstituer dans tous les secteurs industriels une force productive et compétitive qu’on vient de laisser mourir.

Nous ferons comme la gauche dans l’Amérique du Nord du Président Obama, dans l’Amérique du Sud de la présidente du Brésil, Dilma Roussef, de la présidente de l’Argentine, Cristina Kirchner, qui viennent d’engager un mouvement de relocalisation des activités industrielles sur leur territoire à coup de taxes sur les importations déloyales.

Dans son programme « Bring jobs home », « Ramener les emplois à la maison », Barack Obama vient d’obtenir de General Electric le rapatriement depuis la Chine vers les Etats-Unis, d’une usine de chauffe-eau à Louisville de 2.000 employés, de Ford une usine de 2.000 emplois, de NCR une usine de fabrication de distributeurs automatiques de billets à Colombus de 870 emplois, des usines de fabrication de casques audio, de poêles à bois et combien d’autres encore.

Nous allons faire de même.

Nous allons faire de même et préparer nos multinationales qui détruisent des emplois sur le sol national, essorent leurs sous-traitants, n’y paient presque plus d’impôts et partent faire des investissements à 10.000 km, à ce que les produits fabriqués sans le respect des normes sociales et environnementales soient taxés au plan européen.

C’est là, la clé de la réindustrialisation.

* *

*

Chacun mesure ainsi le poids, le prix, la nécessité de la réorientation de l’Union Européenne que nous défendons avec François Hollande, afin que l’Europe organise enfin la défense des intérêts vitaux des Nations et des peuples, plutôt que la protection des intérêts des banques, des marchés et de la mondialisation actuelle.

Aujourd’hui, les droites en Europe n’ont que l’austérité à proposer. Pour notre part, nous défendons la croissance. Nous proposons une stratégie de croissance.

Face à la droite européenne de l’austérité, nous unissons les gauches européennes pour la croissance.

Déjà, nos deux partis, le Parti Socialiste Français et le SPD Allemand, ont signé une déclaration d’action commune qui propose un autre chemin pour nos peuples européens.

Une autre politique, une autre stratégie que celle de la récession et l’austérité généralisée qui justifie la renégociation du Traité budgétaire aujourd’hui exclusivement orienté vers la punition des Etats et des peuples, alors que ces derniers sont innocents de toute responsabilité dans la crise.

Ce programme de croissance européenne est ambitieux:

- Allègement des dettes publiques par une taxe sur les transactions financières qui fera participer les responsables de la crise à ses coûts, qui rapportera 200 milliards de recettes ;

- Participation du secteur financier privé à l’assainissement des dettes des Etats ;

- Harmonisation des impôts sur les sociétés pour éviter le dumping fiscal et l’aggravation des délocalisations ;

- Création d’un salaire minima en fonction des revenus en vigueur dans les pays de l’Union ;

- Normes minimum applicables aux prestations sociales ;

- Nouvelle politique commerciale extérieure imposant des normes sociales et environnementales dans nos échanges avec le reste du monde ;

- Euro bonds pour financer la transition énergétique en Europe, programme qui a créé 35.000 emplois en Allemagne. Cette proposition fait écho avec celle de François Hollande d’isoler 1 million de bâtiments afin d’économiser l’énergie.

Déjà le message de la renégociation proposée par François Hollande est entendu partout, attendu partout :

Le SPD allemand vient d’exiger des contreparties de croissance à la discipline budgétaire demandée par Mme Merkel. Le débat de ratification du traité budgétaire sera reporté en Allemagne.

En Europe du sud, en Espagne, la droite espagnole n’arrive pas à infliger à sa population ce qu’elle signe chez Mme Merkel. Elle espère secrètement la victoire de François Hollande.

Aux Pays-Bas, en Autriche, les difficultés du programme austéritaire s’accumulent.

La France du 22 avril ne parlera pas que pour elle-même mais aussi pour les européens qui espèrent et attendent autre chose que de vivre sous l’idéologie dangereuse et stupide des ultras de la droite allemande soutenue par Nicolas Sarkozy.

Voilà ce qu’est le changement en Europe.

Un autre choix est entre vos mains.

Celui de réarmer la République, reconquérir notre souveraineté perdue, ensevelie sous la domination des forces de la finance, dont le sarkozysme n’est ni plus ni moins que l’agent d’influence, le fondé de pouvoir des banques et des marchés financiers.

Je veux remercier François Hollande, le candidat étincelant du Bourget, qui lui fait face avec force et solidité, avec détermination et tranquillité, avec simplicité et humanité.

Je veux remercier François Hollande d’avoir engagé la France dans la transition économique, la transition industrielle, la transition écologique, la transition européenne avec des idées nouvelles, avec des solutions nouvelles et avec des générations nouvelles.

Joignez votre force individuelle à notre force collective.

Joignez vos espoirs aux nôtres.

Joignez votre désir de changement à celui que nous portons.

Ne vous dispersez pas.

Ne vous éloignez pas.

Engageons-nous ensemble pour le changement.

Car le changement, c’est maintenant !

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20 Réactions

  1. regardez sur you tube les propos de sarkosy ce n’est pas possible de payer aussi cher des bons à rien arrogants méprisants les smicards les sans abris tous ceux qui sont dans la misère.comment peut-on encore avoir des voix 10 ans après de tels discours? oui moi j’ai fais la même réflexion si l’allemagne se porte mieux que nous je ne vois pas un gouvernement quelqu’il soit agir contre son peuple. il n’y a que la droite française pour avoir un tel comportement. la gauche française devra avoir d’autre idées sur la structure future de l’europe pour harmoniser l’ensemble ou alors sortir de l’europe puisqu’il sera impossible de la construire avec l’allemagne et l’angleterre qui ne veut que se qui est bon sauf la monaie

  2. J’ai voté pour vous avec conviction aux primaires socialistes. Depuis le 14 février et l’intervention de FH à la City, j’ai, comme beaucoup j’en suis sûr, décidé de ne plus voter pour François Hollande.
    Le programme que vous avez proposé lors des primaires était de loin le plus clair et le plus cohérent, en particulier de par vos positions économiques (marchés / finance) et « constitutionnelles » (6ème république), d’où votre succès.
    Aujourd’hui ce programme n’a plus sa place dans le cadre de celui de François Hollande. Pourquoi encore soutenir ce candidat ? Pourquoi rester en retrait ?
    La progression de JL Mélenchon, contre toutes les attentes médiatiques, est due à cette même cohérence. Les similitudes entre vos programmes sont grandes. Un changement de position de votre part bousculerait enfin la donne et vous permettrait de prendre un rôle à votre mesure.

  3. Alerte! le pedalo coule!
    Le capitaine est foutu!C’est l’évidence même!

  4. O, se bat toujours pour ce qui nous manque le plus

    Arnaud au combat

    Il est grand temps de rappeler aux subites amnésiques de l’Union des Moutons de Panurge l’état de ruine dans lequel ils ont laissé la France.

    Je viens de lire l’interview d’Arnaud sur Sud Ouest Je retrouve là le combattant avec toute sa verve , cet indéniable charisme d’homme d’ Etat, cette facilité, cette aisance toute naturelle d’un tribun de la Plèbe doublé d’un Tite_Live et d’un Clisthène et je n’ai aucun doute sur l’authenticité de l’homme qui apportera la VI ème République, ce qui le portera tout naturellement vers les sommets de la Nouvelle France. Une place de 1er ministre en attendant, une idée, un rêve éveillé, cher Arnaud, chapeau bas !

    J’en souhaiterai un chaque jour.
    Je vous prie de croire en l’expression de mes respectueuses salutations républicaines citoyennes.

  5. Sarkozy veut oublier ce « prêt » de 3 millions.

    Il veut croire que c’est la faute aux médias, à quelques médias. En début de semaine, Nicolas Sarkozy a publiquement accusé le Monde de rouler pour le candidat François Hollande. Le quotidien du soir avait titré sur cette enquête du juge Gentil sur l’éventuel financement occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy par les époux Bettencourt en 2007.

    Il avait la trouille, et faisait mine de n’y rien paraître. Il espérait que cette France silencieuse qu’il cherchait tant ne lisait pas ses rares médias perturbateurs.

    Jeudi 29 mars, en déplacement dans le Gard, Nicolas Sarkozy refusa donc de répondre à une question de Mediapart, sur une autre affaire : comment avait-il pu financer l’acquisition de son duplex sur l’île-de-la-Jatte, à Neuilly-sur-Seine ? A l’époque, il avait prétexté un prêt de 3 millions de francs (200.000 euros) de l’Assemblée nationale. Et le prix d’achat était déjà largement inférieur aux prix du marché.

    La journaliste de Mediapart, sur cette video, est empêchée d’insister. Nicolas Sarkozy lui-même pose la main sur la caméra « pour l’empêcher de filmer.»

    La journaliste, Valentine Oberti, avait pourtant enquêté. Le candidat Sarkozy, en 2007, n’avait pu bénéficier d’une telle largesse de l’Assemblée. Car cette dernière ne pouvait prêter que 1,2 million de francs, et non 3 millions de francs. Et l’Assemblée ne put garantir l’existence d’un tel prêt.

    L’enquêtrice de Mediapart s’est interrogée. Elle avait retrouvé l’acte de vente. Le futur monarque avait écrit cette curieuse formule : « avoir obtenu l’ensemble des prêts nécessaires au financement de mon acquisition », sans pourtant préciser la source de ses apports.

    Mediapart précise : « Plus de quinze années après l’achat, nul ne sait donc comment le président de la République a financé son appartement, et ainsi constitué une grande partie de sa fortune personnelle. ».

    On résume : Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un (ou plusieurs) prêt(s) secrets pour environ 3 millions de francs (450.000 euros).

    Vendredi 30 mars, on apprit que Patrice de Maistre, l’ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, restait en détention. Il avait plaidé la faiblesse physique. Mais la Cour d’appel de Bordeaux a rejeté sa demande de libération, confirmant « l’ordonnance de placement en détention provisoire et ordonnant une expertise médicale pour vérifier la compatibilité de la détention avec son état de santé».

    Pour le camp Sarkozy, c’est un coup dur. Patrice de Maistre avait été mis en examen pour « soupçon de financement frauduleux de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007 », puis écroué depuis le 23 mars pour « abus de faiblesse et abus de biens sociaux ». Il a résisté, il n’a rien dit, rien avoué.

    Par définition, ce maintien en détention signifie que la détention a son importance pour les juges. « La justice veut empêcher M. de Maistre de détruire éventuellement des preuves » précisait l’envoyé spécial du Parisien. Le juge Gentil veut qu’il craque. Et d’ailleurs, de Maistre était aux bords des larmes ce vendredi.

    La coïncidence de certains retraits d’espèces en Suisse au printemps 2007 et des rendez-vous politiques le trouble au plus au point. Pire, Patrice de Maistre a eu une défense curieuse : «Je n’ai rien fait de ce qui m’est reproché, j’ai seulement travaillé. Ce que je n’ai pas fait, c’est arrêter un système qui existait depuis 40 ans». Et il ajouta : «Ça aurait été plus facile pour moi de dénoncer».

    C’était exactement ce que la justice attend. Qu’il dénonce. « Patrice a tout intérêt à parler. Sinon, il risque de passer plusieurs mois en prison, et il fera figure de prévenu vedette quand viendra le moment du procès » avait confié à Mediapart un ami du gestionnaire.

    « Nicolas Sarkozy ne peut plus se contenter de balayer d’un revers de main les soupçons qui pèsent sur le financement de sa campagne de 2007 » s’interrogea Libération, ce samedi 31 mars.

    Effectivement.

    Cette fin de quinquennat promettait encore quelque surprises.

    Ami sarkozyste, reste avec nous.

    http://sarkofrance.blogspot.fr/2012/04/sarkozy-veut-oublier-ce-pret-de-3.html

  6. Où est passée la TVA sociale ?

    La TVA non sociale a complètement disparu du débat politique alors qu’elle va frapper durement les français les plus modestes d’ici quelques mois.
    La péréquation avec la baisse des cotisations sociales n’a rien d’évident puisque Sarkozy a fait la bêtise de désynchroniser les deux sans aucun accord de maintien des prix avec le patronat.
    Il faut absolument attaquer Sarkozy sur ce projet qu’il a magistralement sabordé par sa précipitation et ses gesticulations.
    Gagner plus pour payer plus ? L’enjeu est simple : hausse des prix de 1,6% en Octobre ou pas ?
    De surcroît, qui financera les déficits de la Caisse d’Allocation Familiale ?

  7. J’ai voté pour vous à la primaire socialiste! Que du regret aujourd’hui!Jean Luc n’est pas « le Marchais des temps modernes ». Vous n’aurez pas ma voix au 2° tour parce qu’il sera au 2°tour!!

  8. Plus de morale

    Les candidats intègres doivent approuver et inciter tous les électeurs a signer cette pétition qui s’adresse à tous les partis politiques,tous les candidats et élus. La soutenir en cette période électorale serait une très bonne preuve de sincérité.
    Merci Arnaud de faire passer le message avec François . http://www.petitionpublique.fr/?pi=nicky

  9. Bravo, bravissimo!Vous avez tout corimps.Et j’adore vous lire.Connaissez-vous La Berlue onfrayenne, de ma copine Fanny Lestrange? e7a vient de sortir. S’appuyant sur Nietzsche, entre autres, elle de9monte elle aussi la fameuse subjectivite9 envahissante de Mf4ssieu Onfray, qu’elle appelle le philobof .Je lui indique de ce pas vos re9fe9rences!Merci pour votre ton sans pareil.A.J.

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