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Conduire la France dans la troisième révolution industrielle

Discours d’Arnaud Montebourg

prononcé lors de

la fête de la rose de Frangy

le 19 août 2012

(seul le prononcé fait foi)

 

Chers amis,

Chers camarades,

Mesdames et Messieurs,

Le 40ème anniversaire de la Fête de la Rose, c’est l’histoire des générations se succédant sur l’herbe éternelle du terrain de football de Frangy-en-Bresse depuis 1972. Certains, disparus aujourd’hui, ont consacré leur vie à nos idées, à leur rayonnement. Ils ont fait vivre et survivre les racines de ce socialisme rural et de cet amour de la République que nous aimons tant en Bresse.

 Depuis Lamartine, le poète, orateur, Président du Conseil Général de Saône-et-Loire, révoqué par le Prince Bonaparte en 1851, mais aussi Waldeck Rochet, le petit maraîcher de Sainte-Croix qui devint Secrétaire Général du Parti Communiste, jusqu’à Pierre Joxe, qui fonda avec nos amis cette fête il y a 40 ans, tous se sont inscrits dans la même histoire de France, l’histoire du progrès de l’économie et de la société, dont nous sommes les héritiers et les enfants.

 Le progrès est là, lorsque dans chaque famille on se dit que les années à venir seront meilleures pour nos enfants que pour nous-mêmes. Ces dernières années nous nous sommes dit que les bonnes années étaient derrière nous et que l’avenir nous réserverait le pire.

 Comme en 1981, dans l’après choc pétrolier qui précipita la France dans la fin des 30 glorieuses, en 2012, les clés de la France nous ont été données par notre peuple, 4 ans après la faillite retentissante de la banque Lehman Brothers, en triste et piteux état : un pays surendetté, sous contrainte des marchés financiers, risquant la perte de sa liberté, un pays dont l’économie fut abandonnée à elle-même, un pays désindustrialisé, au chômage endémique, dont la classe dirigeante elle-même a théorisé un temps la «France sans usines» décrétant qu’on pouvait s’en passer : 750.000 emplois industriels perdus en 10 ans ; 900 usines fermées en 3 ans, avec en prime, des plans sociaux maquillés et dissimulés soigneusement avec un art consommé de la mise en scène dont seul le sarkozysme avait le secret, le temps d’une élection à passer : Camiva, à Chambéry le 7 mai, qui annonça sa fermeture le lendemain des résultats de l’élection présidentielle ; Air France, qui fit de même deux semaines après l’élection présidentielle ; PSA, quelques jours après l’élection législative, à peine 6 mois après que l’ancien locataire du Palais de l’Elysée ait pris la peine de dire qu’il n’existait pas de plan social à PSA, sur le perron de l’Elysée ; Bouygues Télécom et SFR, un mois après l’élection législative ; Sanofi, 1 mois après l’élection législative et Rio Tinto, 2 mois après l’élection législative.

L’ancien président de la République est sorti dernièrement de son silence pour proposer à la France une guerre en Syrie, une guerre sans mandat de l’ONU, ni soutien international. Mais nous n’avons pas oublié ici, que Bachar Al Assad fut invité sur les Champs-Elysées au défilé du 14 juillet 2008 comme l’avait été Mouammar Kadhafi. Parmi toutes les guerres qu’il a menées, s’il en est une qu’il a oublié de mener, c’est la guerre à la réduction des plans sociaux !

* * *

Trente et un an après le 10 mai 1981, le choix du 6 mai 2012 contient la même mission devant l’Histoire : relever le pays, le redresser là où on l’a laissé choir, le protéger et le porter haut là où on l’a malmené et affaibli.

On me dit dans la rue, dans les villages, au bistrot, «mais comment allez-vous faire ?». On me serre la main comme si on me présentait des condoléances. Je réponds que nous allons faire face, la France en a vu bien d’autres, mais nous prendrons cinq ans pour réussir. Relever un pays demande du temps et du courage.

Je pense même que nous pouvons être optimistes, car nous n’avons pas peur d’affronter la réalité surtout munis d’idées nouvelles et de projets audacieux.

Mais redresser le pays ne suffira pas car nous voulons le changer. On ne redressera rien sans passer par la case changement. Parce que les règles sur lesquelles nous avons vécu sont mortes.

Lorsque le président des Etats-Unis d’Amérique, Franklin Roosevelt après la grande dépression de 1929 prit le pouvoir, il proclama le «redressement industriel national». A ses côtés, un économiste allait révolutionner les idées du monde John Maynard Keynes, qui avait dit de la crise, ressemblant comme une sœur jumelle à la nôtre : «Il faut inventer une nouvelle sagesse pour une époque nouvelle». Il venait d’écrire un livre intitulé «La fin du laisser faire».  Vous l’avez compris, le redressement productif, le redressement économique, le redressement moral de notre pays, c’est la fin du «laissez-faire».

* * *

La fin du laisser-faire, c’est la reconquête de notre liberté, c’est la remise en ordre progressive d’un monde qui nous a échappé et parfois enchaîné. C’est l’affirmation de nos préférences, de nos choix et de notre souveraineté.

La fin du laisser-faire, c’est aussi ne plus laisser les excès de la finance se retourner contre l’économie et la croissance.

Assurer la croissance, défendre les entreprises, soutenir les entrepreneurs, protéger nos outils de travail, nos industries nos emplois et nos territoires, cela consiste d’abord à discipliner la finance, les banques et les marchés financiers.

Là où le système financier cherche ses profits dans la spéculation improductive et nuisible, nous préférons qu’il investisse productivement dans nos entreprises et sur nos territoires. Les banques ne financent plus les entreprises, vous leur confiez vos économies mais elles s’en servent pour investir ailleurs que dans l’économie française. Est-il ainsi acceptable que l’assurance-vie défiscalisée s’investisse de plus en plus ailleurs que dans les entreprises françaises ?

C’est pourquoi nous mettons sur pieds la Banque Publique d’Investissement, chargée d’investir dans nos entreprises, de prendre des risques que les banques ne veulent ou ne savent pas prendre. Elle sera le bras armé du redressement productif, elle drainera notre épargne sur les territoires pour l’investir, comme dans les circuits courts en agriculture, dans ces PME que nous aimons, qui fabriquent des produits que nous apprécions et qui embauchent nos enfants.

La fin du laisser-faire, c’est également ne plus laisser faire les excès de pouvoir des financiers sur les entreprises.

Ces excès viennent tout droit du modèle financier anglo-saxon qui détruit de la valeur, des outils industriels et du capital productif. Ce sont ces fonds d’investissement qui cherchent l’excès de rentabilité en exagérant les R.O.E. (Return on Equity), et préfèrent fermer des sites industriels lorsqu’ils ne rapportent pas une rentabilité à deux chiffres. Ce sont ces opérations de L.B.O. (Leverage Buy-Out) qui surendettent parfois les entreprises au détriment des intérêts industriels pour ensuite se payer sur la bête.

Voilà pourquoi, dès le mois de juin nous avons ouvert un chantier sur la reprise des sites industriels rentables et viables en le mettant sur la table de la Grande Conférence Sociale. La majorité et le Gouvernement y travaillent activement de façon à endiguer l’hémorragie de délocalisations et de plans sociaux abusifs qui frappent la France.

C’est aussi permettre aux salariés élus par le personnel d’entrer dans les conseils d’administration des grands groupes afin d’y exercer un juste et utile contrepoids aux décisions financières excessives, inutilement destructrice de l’outil industriel.

La fin du laisser-faire, c’est la réorientation progressive de l’Europe au service de la croissance.

Toute la bataille engagée par le nouveau Gouvernement pour mettre fin à l’Europe austéritaire et installer la croissance en Europe a commencé. Les droites européennes veulent imposer des plans de récession partout qui aggravent la situation économique de la zone Euro. La France a proposé dans la renégociation du Traité budgétaire un contreplan de croissance qui a été accepté, consistant :

  1. à faire payer les marchés financiers plutôt que les classes moyennes et populaires. C’est notre proposition de taxe sur les transactions financières qui a été acceptée, enfin ! Nous en avions voté le principe il y a 10 ans. Nous venons d’en faire accepter la mise en œuvre à 9 pays de la zone Euro.

  2. à mettre sous contrôle les banques qui sont la cause de la crise. C’est notre proposition de supervision bancaire et de placement sous tutelle de certaines banques fautives sous l’autorité de la BCE qui a été acceptée, enfin, il était temps !

  3. à injecter 120 milliards d’euros dans l’économie européenne pour financer nos projets d’infrastructures d’énergie et de transport. C’est notre proposition de project bonds, de financement des projets d’avenir et de relance de la Banque européenne d’investissement qui a été acceptée, il en faudra encore davantage.

  4. Par ailleurs, le Gouvernement a commencé à réagir à cette Europe passoire dans la mondialisation déloyale. Dans le plan Automobile que j’ai eu l’honneur de présenter, la France a demandé la mise sous surveillance de l’importation de véhicules sud coréens de marques Kia et Hyundaï qui pratiquent le dumping en Europe et connaissent des plans sociaux importants en raison des très dures conditions de travail infligées à leurs 44.000 ouvriers.

Ce sont là des pas importants vers la croissance qu’il faut encourager et soutenir. Mais à l’heure où la récession menace dans tous les pays européens, la bataille pour la croissance doit continuer et s’intensifier. Nous avons gagné seulement une bataille pour la croissance mais nous n’avons pas encore gagné la guerre. Il faudra 5 fois, 10 fois, 100 fois y revenir pour obtenir que l’Europe ne soit plus celle des marchés mais celle des gens.

La fin du laisser-faire, c’est ce moment difficile pour le pays où nous considérons comme relevant de l’intérêt national tout à la fois, l’intérêt industriel qui défend l’outil industriel comme supérieur à l’intérêt financier, l’intérêt entrepreneurial qui défend l’entreprise et son entrepreneur comme supérieur à l’intérêt financier et l’intérêt humain, qui défend ceux qui travaillent, créent et font vivre l’entreprise, lui aussi supérieur aux intérêts purement financiers.

Le Ministère du Redressement Productif est donc le ministère du patriotisme économique. Nous unissons, dans chacun de nos actes et chacune de nos décisions tous les Français, autour de l’entreprise créatrice d’emplois, autour de l’entreprise productrice de richesse sur le territoire national, l’entreprise dès lors qu’elle assure par préférence la croissance dans notre pays.

C’est un patriotisme du quotidien qui repose sur les épaules de chaque citoyen, autant que sur les nôtres. Sur l’élu lorsqu’il passe des commandes publiques à la tête de sa collectivité locale, sur le consommateur qui peut participer au soutien de nos entreprises en donnant la préférence au «Made in France», sur le citoyen de plus en plus présent au supermarché lorsqu’il pousse son chariot. J’en appellerai donc toujours de façon invariable et inflexible à la responsabilité de tous.

J’en appelle tout d’abord à la responsabilité industrielle des actionnaires financiers de l’entreprise pour qu’ils se comportent d’abord en capitaines d’industrie plutôt qu’en rentiers actionnaires. Car il n’y a pas d’infaillibilité de l’actionnaire comme il y aurait l’infaillibilité pontificale.

C’est ce que j’ai dit au propriétaire de PSA avec le bon sens près de chez nous : se distribuer des dividendes et racheter des actions avec l’argent de l’entreprise au moment où celle-ci perd de l’argent n’est ni juste ni justifié. C’est pourquoi le Gouvernement donnera toujours la préférence aux choix industriels plutôt qu’aux décisions de confort financier.

J’en appellerai également à la responsabilité sociale des dirigeants d’entreprises. Les salariés sont l’intelligence et la force des entreprises. Beaucoup des dirigeants des petites et moyennes entreprises sont conscients de leur responsabilité sociale, mais on doit toujours penser aux ouvriers, cadres, employés, ingénieurs. Les entreprises ont une sorte de dette à leur égard car elles ont toujours pu compter sur eux, dans les jours sombres comme dans les jours heureux.

Le licenciement, le départ volontaire, la comprime salariale, même si parfois il sont inévitables dans les situations les plus difficiles ou extrêmes, ils ne sont pas toujours la seule solution dans les décisions de restructuration.

J’en appellerai enfin à la responsabilité économique des syndicats, qui sont des acteurs fondamentaux du redressement productif. Les revendications et les luttes sociales doivent prendre en compte, dans l’intérêt des salariés eux-mêmes, la réalité des difficultés des entreprises pour construire des compromis qui offriront des garanties durables aux salariés. Dans la bataille des plans sociaux, on doit toujours penser à ceux qui restent dans l’entreprise et espèrent qu’ils ne perdront pas à leur tour leur emploi, craignant d’être victime d’une restructuration ratée menant à la faillite définitive.

L’aventure du Redressement productif fera donc de la reconstruction de notre industrie une grande cause nationale, relevant de la responsabilité de tous.

C’est la croissance pour tous, créée par chacun.

Elle s’appuiera pour réussir sur une alliance intelligente et dynamique entre les entrepreneurs, les travailleurs, les ingénieurs, les créateurs, les chercheurs, les penseurs, pour tous ceux qui restent, mais aussi pour tous ceux qui partent et qu’il faudrait rattraper par la manche.

Nous connaîtrons dans la tempête économique des échecs, des revers, des réussites et des espoirs. Mais ce chemin escarpé sera celui de la renaissance industrielle de la France.

* * *

Car notre projet est de conduire la France sur la route de la troisième révolution industrielle.

Qu’est-ce qu’une révolution industrielle ? C’est la rencontre d’une source d’énergie avec un moyen de transport. La première fut la rencontre au 19ème siècle entre le charbon et le chemin de fer qui révolutionna la force mécanique des hommes. La deuxième fut la rencontre au 20ème siècle entre le pétrole et l’automobile qui bouleversa la vie des hommes sur terre.

La troisième est celle de notre siècle, le 21ème siècle : c’est la rencontre entre les énergies renouvelables et les technologies numériques. Nous allons nous-mêmes devenir progressivement tous producteurs d’électricité et nous mettre en réseau pour la partager, prélever celle produite par nos voisins lorsqu’il n’en a pas besoin et vendre la nôtre qui n’est pas consommée. C’est le sens du plan d’isolation thermique des logements anciens que le Gouvernement prépare pour les mois à venir.

Cette révolution va changer notre vie et si nous savons la saisir, la stimuler, l’accélérer, créer les emplois nouveaux, les produits nouveaux, les objets nouveaux de la vie quotidienne d’aujourd’hui et demain.

Car la France a entre ses mains des trésors humains de génie technologique en provenance de ses ingénieurs, chercheurs et entrepreneurs : ce sont des hommes et des femmes qui savent transformer leurs découvertes en objets et produits innovants et révolutionnaires. Ils sont les explorateurs des temps actuels, les aventuriers de la troisième révolution industrielle. Ce sont eux qui inventent, produisent, commercialisent les hydroliennes, les robots, les réseaux intelligents, les véhicules électriques, les convertisseurs d’algues marines, la pile à combustible, les nanotechnologies et le retour de l’hydrogène, et peut être le retour des dirigeables, comme nouveau moyen de transport de fret, renouant à l’imaginaire de Jules Verne l’audace des frères Montgolfier.

Dans cette odyssée industrielle que nous allons vivre ensemble, c’est avec le génie français, l’ingéniosité, l’inventivité de nos talents extraordinaires que nous allons créer une nouvelle France industrielle.

Nous allons donc prendre des risques, en soutenant ces multiples audaces technologiques, en aidant et finançant ces aventuriers de la nouvelle économie à devenir les nouveaux capitaines d’industrie.

C’est le sens du plan de soutien à la filière automobile que j’ai présenté au nom du gouvernement. Nous amenons le prix du véhicule électrique au prix d’une Clio ou d’une 208, nous investissons dans les formes de recharge électrique en ville, et dans les stations service de chargement de batterie pour les plus longues distances.

Nous investissons dans la voiture propre, populaire et accessible en soutenant par nos bonus les petits moteurs thermiques propres et économes dont les constructeurs français tiennent entre 50 et 60% du marché, cet effort de soutien représente et appuie 20 % de la production française. Poussons ainsi nos avantages comparatifs industriels dans la compétition mondiale

* * *

Dans cette révolution industrielle que nous préparons, l’homme ou la femme politique est un explorateur et un entrepreneur, il ne peut pas être un conservateur. Il cultive l’audace, aime les idées nouvelles et assume les risques.

L’aventure du Redressement productif, c’est tout cela à la fois, un alliage entre l’autorité et l’audace. Elle ne peut réussir qu’en s’appuyant sur la société toute entière, sa mobilisation créative permanente.

C’est ainsi, avec tous, avec cette force qui est la notre, que nous reconstruirons la France.

Vive la République.

Vive la France.

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43 Réactions

  1. je viens de lire la déclaration du ministre des transports concernant le financement de la mise en 2 fois 2 voies de la ROUTE CENTRE EUROPE ATLANTIQUE ce débat qui empoisonne la vie des riverains sur une route transversale saturée devrait naturellement trouver son financement par l’EUROPE puisque elle porte ce nom. et effectivement les poids lourds qui l’empruntent viennent tous de l’est. pourquoi personne ne parle de cette solution ? l’investissement autoroutier européen est colossale au portugal pourquoi pas en france ? pourquoi toujours plumer les contribuables alors que les fonds européens proviennent bien de nos impôts directs ou indirects .pourquoi toujours parler de conssession ,même les radard sont en conssession c’est une honte et la gauche molle continue de s’enfoncer dans cette direction alors que les services publics devraient être redynamiser .non les français ont bien renoncé d’être de gauche .

  2. Monsieur le Ministre

    Il semble que le PS,dans sa grande majorité se dirige vers une ratification du TSCG.
    Or,pendant la campagne le PS a brocardé Sarkozy et Merkel.Vous n’aviez pas de mots assez durs pour dénoncer le « traité Merkozy ».

    C’était un des engagements de F Hollande:renégocier ce traité.Cependant,seul un volet croissance a été ajouté,sinon,ce TSCG,est une copie conforme de celui signé par Sarko et Merkel.

    Je suis pour la RIGUEUR et le budget de l’Etat à l’équilibre.On peut respecter la rigueur–c’est même hautement souhaitable,si l’on en croit les divers constats du Député Dosière,et de bien d’autres qui prônent que nous cessions les GASPILLAGES,les dépenses somptuaires,et le train de vie de monarchie de l’Etat–et etre résolument CONTRE l’austérité.
    Or c’est ce vers quoi nous conduit ce traité:il va aggraver les politiques néolibérales qui nous ont menés aux problèmes actuels de la zone euro(dirigée par des non-élus). En imposant l’autérité,il prive les pays de toute possibilité de développement,de rénovation des institutions et des services publics,de mutation écologique,et de lutte contre les inégalités.
    Dans tous les discours néolibéraux,c’est le volet social qui est visé.
    Le pouvoir d’achat est en berne,le chômage augmente,la croissance est donc illusoire.Même les Allemands,ont pour certains,ratifié ce traité « sous conditions »;Die Linke,mais aussi des parlementaires du SPD et du CDU,relèvent que ce traité « déroge de manière grave au principe de démocratie ».

    Ce pacte est en effet un déni de démocratie (il enlève la souveraineté populaire en matière de budget),et pourtant,le PS va le signer POUR RASSURER LES MARCHES!!!
    Je ne parle même pas des problèmes éventuels de constitutionalité,et de toute façon,les règles communautaires actuelles sont déjà amplement contraignantes .

    Aussi,je demande solennellement,que ce traité ne soit pas signé TEL QUEL,et qu’il soit soumis à un débat démocratique.
    Les représentants de la Nation ont trahi le peuple en 2008,et vous vous apprettez à refaire la même erreur.En dépit du fait que les pays qui actuellement,appliquent l’austérité,prouvent que ça ne donne pas le résultat escompté,mais qu’ils plongent au contraire dans une grave recession.
    Si c’est ce que nos dirigeants veulent pour la France,n’allez pas ensuite vous étonner que le Front fassent 48% dans certains cantons;que les banlieues s’embrasent;que certains ne se soignent plus faute de moyens;que l’ABSTENTION DEVIENNE LE PREMIER PARTI DE FRANCE.

    Les Français-dont je suis-qui ont soutenu votre parti,et mené F Hollande à l’Elysée,demandent aux députés de se ressaisir,de faire preuve de COURAGE POLITIQUE,et de porter haut la voix de la France devant les burocrates de l’EUROPE.
    C’est une des dernières opportunités pour le PS de rester CREDIBLE.

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