Catégorie : Actualité

fév 03 2012

En direct la création du Mouvement Rose Réséda samedi 4 février

INVITATION
 pour le lancement du Mouvement Rose Réséda

Samedi 4 février à 14H30
à la Bellevilloise
(19-21, rue Boyer, M° Gambetta ou Ménilmontant)

Je m’inscris comme participant-e

jan 31 2012

Il n’est plus temps de réécrire les traités, réinventons une éthique démocratique européenne

Les citoyens ont le sentiment que les institutions européennes sont plus préoccupées par leurs moyens que par leurs fins. De là, un malaise grandissant et un sentiment de vide démocratique qui favorise l’émergence de divers mouvements de droite populiste ou d’extrême droite, en France, en Italie, en Autriche ou ailleurs… Soyons simples : l’Europe sert à coordonner l’action des différents Etats qui la constituent. Pourtant, depuis les années 1980, cette coordination s’est résumée le plus souvent à une intégration négative dont l’autre nom est la déréglementation. L’Acte unique de 1985 a inoculé à l’Europe ce poison lent qu’est l’extension infinie du marché. Or on ne peut faire du marché le déterminant, en dernier ressort, de nos vies, comme la règle de «la concurrence libre et non faussée» y contraint. A ce jeu-là, c’est la finance qui l’emporte.

 

La «perte de pouvoir d’achat du bulletin de vote» (comme le dit Jurgen Habermas) et le malaise économique et social sont les deux causes de la défiance des citoyens envers le projet européen. Il faut dire la vérité aux Européens et aux Français : on ne peut éternellement promettre pour demain «l’Europe sociale», «l’Europe puissance» ou «l’Europe démocratique». C’est ici et maintenant qu’il faut agir. Pis, l’idée que le projet européen serait «punitif» comme le laisse penser la nomination de «gouvernements techniques» est un poison fatal pour celui-ci comme il l’est pour chaque démocratie. Il faut donc renforcer la cohésion de notre continent en impliquant davantage les citoyens dans la vie des démocraties nationales qui se sont unies au sein de l’Union européenne. Dans chaque Etat, il est urgent de recréer un lien étroit entre les citoyens et ceux qui portent au niveau européen les négociations : les gouvernements. L’habitude a été prise de la part des ministres de dire blanc dans leur capitale nationale pour faire noir à Bruxelles : le déficit démocratique national induit le vide démocratique européen. Cette réalité a institué une situation délétère dans les pays de l’UE favorisant les nouvelles formes de «national populisme», dont la flambée doit susciter chez les responsables politiques un sentiment d’urgence.

 

Dans les faits, «l’Europe» est une addition de quelques grandes politiques : la politique agricole commune (et la pêche) évidemment, mais surtout les politiques monétaire et commerciale et la politique de la concurrence. Pour recréer un sentiment d’adhésion des citoyens au projet européen, il faut donc agir simplement, efficacement et vite. Réformer la politique agricole commune dans un sens moins productiviste est une urgence. Mais il faut aussi politiser le droit de la concurrence en faisant du Conseil européen son instance d’appel, ainsi que le demande le président d’EADS, Louis Gallois. Il convient de mettre sous surveillance la politique commerciale, en adoptant une position réaliste vis-à-vis du monde qui nous entoure : cessons enfin d’être les naïfs du village global ! Enfin, mettons la monnaie unique – l’euro – sous pilotage politique en révisant les statuts de la Banque centrale européenne (BCE). Ces mesures d’urgence doivent être négociées avec nos partenaires – en premier lieu l’Allemagne – et s’accompagner d’une prise de conscience : c’est d’abord dans cet espace pleinement civique qu’est la nation qu’il faut restaurer le débat démocratique et le politique.

 

La confiance des citoyens dans le projet européen est directement liée à la capacité des dirigeants politiques à leur parler de l’Europe et à parler à l’Europe, c’est-à-dire à nos partenaires. Il s’agit de faire de la politique au sens le plus noble du terme : il n’y a pas d’autre manière de maîtriser notre destin collectif. L’heure n’est pas à réécrire les traités mais à redévelopper, dans chaque pays, une éthique démocratique qui redonne du sens à une forme de res publica européenne.

 

Tribune parue dans Libération du 31 janvier 2012

jan 27 2012

Lancement du mouvement « La Rose et le Réséda »

Chers amis,

Le samedi 4 février prochain nous lancerons à La Bellevilloise à Paris notre mouvement des volontaires. Ce sera l’occasion pour nous tous de nous mettre en campagne autour du candidat issu des primaires citoyennes, François Hollande.

Vous êtes tous les bienvenus pour l’envoi de cette aventure collective à laquelle nous avons choisi pour nom : « La Rose et le réséda ».

Titre d’un poème d’Aragon, « La Rose et le réséda » célèbre le rassemblement des Français face aux difficultés et aux épreuves. Ce nom, associant la rose à cette plante méditerranéenne apaisante qu’est le réséda, évoque la force de la gauche lorsque celle-ci s’appuie sur l’histoire de France.

Aussi, serai-je heureux de vous retrouver, à partir de 14H30, à La Bellevilloise à Paris (19-21 rue Boyer, Métro Gambetta), le samedi 4 février, pour la naissance de notre mouvement et ainsi contribuer à la victoire de la gauche en mai et juin prochains.

Fidèlement

Arnaud MONTEBOURG

jan 20 2012

Montebourg chez Lejaby critique un gouvernement qui n’a « rien fait »

Le socialiste Arnaud Montebourg, envoyé vendredi par François Hollande auprès des ouvrières de Lejaby en Haute-Loire, dont l’usine ferme, a critiqué un gouvernement qui, a-t-il dit, n’a « rien fait » pour empêcher la « désindustrialisation » du pays.

« Nous avons perdu en cinq ans 750.000 emplois industriels, nous avons vu fermer en trois ans 900 usines. Les dégâts sont considérables, le gouvernement n’a rien voulu faire », a-t-il dénoncé devant la presse, après la visite de l’atelier d’Yssingeaux, qui était le dernier du fabricant de lingerie en France.

« Le président de la République est allé dans les usines il y a cinq ans, il a pris les voix des ouvriers et a fait la politique des banques », a-t-il poursuivi, déplorant que le pays se soit « désindustrialisé ».

Le PS propose de « mieux se protéger contre la concurrence mondiale déloyale, mieux se protéger contre les patrons voyous, contre les prédateurs qui reprennent des entreprises pour obtenir des marques et disparaissent pour aller produire ailleurs ».

M. Montebourg, élu de Saône-et-Loire, visait le repreneur de Lejaby, Alain Prost, désigné mercredi par le tribunal de commerce de Lyon, qui garde 194 des 450 salariés en France, au siège à Rillieux (Rhône), et va produire à l’étranger.

« On a trouvé beaucoup d’argent pour financer le système financier en déroute. On ne trouve jamais d’argent pour financer la réindustrialisation de notre pays », a regretté le candidat aux primaires du PS, chantre de la démondialisation, entouré des quelque 90 salariés de l’atelier qui l’ont vivement acclamé.

(source : AFP)

déc 15 2011

Condamnation de Jacques Chirac – communiqué

La décision de condamnation de l’ancien Président de la République est un soulagement pour tous ceux qui se sont battus contre l’impunité présidentielle, maladie chronique et dangereuse du régime de la Ve République.

Cette décision est justifiée en raison de la gravité des faits que je me suis employé à caractériser il y a 10 ans.

Cette condamnation servira d’avertissement sérieux à celui parmi ses successeurs qui serait enclin à abuser d’une fonction qui n’est plus désormais au dessus des lois de la République.

 

Arnaud Montebourg

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