Lancement du mouvement « La Rose et le Réséda »

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ven 27 jan 2012

Chers amis,

Le samedi 4 février prochain nous lancerons à La Bellevilloise à Paris notre mouvement des volontaires. Ce sera l’occasion pour nous tous de nous mettre en campagne autour du candidat issu des primaires citoyennes, François Hollande.

Vous êtes tous les bienvenus pour l’envoi de cette aventure collective à laquelle nous avons choisi pour nom : « La Rose et le réséda ».

Titre d’un poème d’Aragon, « La Rose et le réséda » célèbre le rassemblement des Français face aux difficultés et aux épreuves. Ce nom, associant la rose à cette plante méditerranéenne apaisante qu’est le réséda, évoque la force de la gauche lorsque celle-ci s’appuie sur l’histoire de France.

Aussi, serai-je heureux de vous retrouver, à partir de 14H30, à La Bellevilloise à Paris (19-21 rue Boyer, Métro Gambetta), le samedi 4 février, pour la naissance de notre mouvement et ainsi contribuer à la victoire de la gauche en mai et juin prochains.

Fidèlement

Arnaud MONTEBOURG

Communiqué – Lejaby, après la colère, l’espoir

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jeu 26 jan 2012

Arnaud Montebourg revient vendredi chez Lejaby à Yssingeaux avec un projet industriel Made in France, inspiré par Assya Hiridjee, co-fondatrice de Princesse Tam Tam.Arnaud Montebourg avait été envoyé par François Hollande pour apporter son soutien aux ouvrières d’Yssingeaux (43), licenciées la semaine dernière. Devant celles-ci, il défendit le savoir-faire des mécaniciennes et les doigts d’or des ouvrières du textile Made in France ; il dénonça les abus de ceux qui achètent pour 1 euro les marques et brevets, puis partent délocaliser la production hors d’Europe dans les pays low cost.

Après une semaine de travail et de contacts, il se rendra à nouveau ce vendredi 27 janvier chez Lejaby à Yssingeaux, à 15h30, accompagné de Madame Assya Hiridjee, co-fondatrice de Princesse Tam Tam, elle-même entourée de ses équipes techniques et financières. Madame Assya Hiridjee, s’apprête à créer une nouvelle marque française de lingerie féminine, et souhaite produire cette lingerie en France, en raison du prestige attaché au Made in France, et du savoir-faire inégalé des ouvrières du textile français. Sa venue à Yssingeaux a pour objet d’examiner les conditions concrètes de reconstitution d’un atelier dans l’usine de Haute-Loire, en mesurer la faisabilité technique et financière et rencontrer les ouvrières Lejaby pour discuter avec elles des conditions de remise en marche d’un outil de travail sur le site Lejaby.

Madame Hiridjee a été comme tous les Français bouleversée par le désespoir de ces femmes qui ont tout donné à leur entreprise pendant des décennies, et ont été jetées de façon indigne de leur usine et victimes d’une délocalisation hors d’Europe. Madame Hiridjee souhaite qu’après l’échec de Lejaby, une nouvelle aventure humaine et économique reparte avec elle sur les lieux du sinistre social d’Yssingeaux. A ce stade, il est encore impossible de dire combien de salariées licenciées pourraient être réembauchées, mais la visite de vendredi a pour but d’ouvrir une table ronde avec les salariées et leurs syndicats, les représentants des Régions Auvergne et Rhône-Alpes afin de progresser vers la réalisation de ce projet Made in France qui servira d’exemple.

Montebourg chez Lejaby critique un gouvernement qui n’a « rien fait »

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ven 20 jan 2012

Le socialiste Arnaud Montebourg, envoyé vendredi par François Hollande auprès des ouvrières de Lejaby en Haute-Loire, dont l’usine ferme, a critiqué un gouvernement qui, a-t-il dit, n’a « rien fait » pour empêcher la « désindustrialisation » du pays.

« Nous avons perdu en cinq ans 750.000 emplois industriels, nous avons vu fermer en trois ans 900 usines. Les dégâts sont considérables, le gouvernement n’a rien voulu faire », a-t-il dénoncé devant la presse, après la visite de l’atelier d’Yssingeaux, qui était le dernier du fabricant de lingerie en France.

« Le président de la République est allé dans les usines il y a cinq ans, il a pris les voix des ouvriers et a fait la politique des banques », a-t-il poursuivi, déplorant que le pays se soit « désindustrialisé ».

Le PS propose de « mieux se protéger contre la concurrence mondiale déloyale, mieux se protéger contre les patrons voyous, contre les prédateurs qui reprennent des entreprises pour obtenir des marques et disparaissent pour aller produire ailleurs ».

M. Montebourg, élu de Saône-et-Loire, visait le repreneur de Lejaby, Alain Prost, désigné mercredi par le tribunal de commerce de Lyon, qui garde 194 des 450 salariés en France, au siège à Rillieux (Rhône), et va produire à l’étranger.

« On a trouvé beaucoup d’argent pour financer le système financier en déroute. On ne trouve jamais d’argent pour financer la réindustrialisation de notre pays », a regretté le candidat aux primaires du PS, chantre de la démondialisation, entouré des quelque 90 salariés de l’atelier qui l’ont vivement acclamé.

(source : AFP)

Triple A – communiqué

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sam 14 jan 2012

A vouloir faire la politique des marchés financiers plutôt qu’avoir eu le courage de les combattre, c’est la France et les Français qui paient très cher cette politique irresponsable qui conduit notre pays à l’abaissement.

Un surendettement historique avec 612 milliards de dettes supplémentaires en 5 ans, une dette entre les mains de créanciers étrangers à 65%, 3 plans de rigueur dangereux et récessifs pour amadouer inutilement les marchés, la France ne peut que constater l’incompétence et l’irresponsabilité de ses dirigeants actuels, qui nous conduisent à la soumission économique et financière et à la perte progressive de souveraineté.

Le chemin du redressement que nous empruntons avec François Hollande passera par la mise au pas de la finance par des mesures très draconiennes contre le système financier et les banques, elle passera également par le désendettement du pays et l’assainissement des comptes publics en mettant fin aux innombrables cadeaux fiscaux aux plus fortunés qui ont conduit au surendettement de la République.

Ce chemin du redressement sera guidé par l’esprit de justice, il épargnera les classes moyennes et populaires des efforts excessifs auxquels elles viennent d’être soumises pendant ces dernières années. Depuis la crise, les plans de sauvetage et de renflouement sont pour les banques, les plans d’austérité et de rigueur sont toujours pour la population. Le moment est venu d’inverser nos priorités : la rigueur et la remise en ordre devront être désormais pour les banques, les marchés financiers, les comportements spéculatifs, les évadés fiscaux, les paradis fiscaux, et les agences de notation.

Arnaud Montebourg

Une victoire lente mais certaine de la démondialisation

21
jeu 12 jan 2012

La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles mais d’échapper aux idées anciennes », écrivait Keynes en 1936, alors qu’une génération nouvelle d’intellectuels, d’économistes et de politiques réussissaient à imposer des solutions inédites pour sortir du libéralisme qui avait mené à la Grande Dépression. Nous vivons le même genre d’aveuglement quatre-vingts années plus tard : soumission stupide de la politique aux marchés, conception anachronique de la Banque centrale, qui pourrait régler sans douleur le problème de la dette mais refuse par dogmatisme de le faire, multiplication moutonnière et dangereuse des plans d’austérité. Comment échapper aux idées anciennes qui nous détruisent?

 

Nous sommes habitués en France à ce que toute idée neuve comme la démondialisation subisse le même chemin de croix. Elle est d’abord caricaturée, piétinée… Puis les vieilles certitudes se fissurent et les conservateurs passent soudain avec armes et bagages dans l’autre camp. Ainsi Bruno Le Maire, Christian Estrosi, Laurent Wauquiez viennent de se rallier à leur tour à un protectionnisme « moderne », ajoutant leurs voix à celle de François Bayrou qui a fait du « made in France » le thème de sa campagne, et rejoignant à bride abattue le « patriotisme industriel » de François Hollande.

 

À droite comme à gauche, le protectionnisme raisonné est en passe de devenir un objet du consensus national. Il se fonde sur l’idée que le libre-échange sans règle est un échec pour les économies anciennement industrialisées et la politique de l’euro fort un suicide industriel. Le bilan de cette double erreur que l’Europe est la seule à avoir commise dans le monde (conjuguer une monnaie forte non régulée et des frontières totalement ouvertes) est la perte de 750.000 emplois industriels en France en dix ans et la montée des extrémismes. Pendant que nous nous entêtons dans nos erreurs, la démondialisation a commencé partout ailleurs, calmement, sans faire de bruit.

 

Les présidentes des Républiques du Brésil et de l’Argentine ont annoncé leur volonté commune de protéger le Mercosur (le marché commun sud-américain) de la concurrence déloyale, parce que cela va de soi. Le Brésil taxe déjà les entrées de capitaux sur son territoire et vient de mettre en place une taxe additionnelle de 30 points sur les véhicules dont la production n’est pas à 65 % effectuée sur son territoire ou dans le Mercosur. Tous les constructeurs, notamment européens, viennent d’annoncer des implantations d’usines sur place. La hausse des coûts de transport, qui représentent désormais jusqu’à 25 % ou 30 % des matières premières industrielles, contribue à ce choix. Délais de livraison, risque de retards, nécessité de maintenir des stocks ou qualité douteuse poussent des industriels à relocaliser. Pendant ce temps, les Chinois surtaxent les importations de véhicules, afin d’accélérer les délocalisations à leur profit. Plus généralement, la Chine a décidé de ne plus se contenter d’être l’atelier du monde, le spécialiste des productions à faible valeur ajoutée. Foxconn, géant taïwanais de l’électronique, sous-traitant d’Apple, Nokia ou Sony, cherche à remonter la « chaîne de valeur ». À la fabrication et l’assemblage s’ajoutent désormais le design et la recherche. Le phénomène est plus marqué encore aux États-Unis. Ford, Caterpillar et General Motors ont choisi d’investir désormais sur le sol américain. US Block Windows, fabricant de fenêtres en Plexiglas, a relocalisé sa production aux États-Unis à cause des délais.

 

En France, ce sont les industriels qui réévaluent les délocalisations contre l’avis des pouvoirs publics : des opticiens Atol, en passant par les skis Rossignol et les jouets Meccano, les relocalisations se multiplient. En Saône-et-Loire, Qooq vient de relocaliser depuis la Chine une unité de fabrication de tablettes tactiles plus créatives et innovantes, plus performantes et moins chères que l’iPad d’Apple fabriquée par Foxconn en Chine.

 

D’autant que si l’économie se transforme, la société change aussi. Les hommes et les femmes veulent vivre « à l’échelle humaine ». Ils n’acceptent plus la dégradation de l’environnement au nom du productivisme. Pour toutes ces raisons, la mondialisation est un système du passé, un vieux cadavre à la renverse, aurait dit Sartre.

 

Il reste que l’ordre ancien résiste. Les gardiens heureux de la mondialisation répètent avec la foi du charbonnier « on ne peut rien contre » sans voir que tous les pays du monde, et surtout les plus ouverts ont décidé de recentrer leurs efforts sur leur propre capacité productive et de défendre leur propre responsabilité écologique. Loin d’être un projet de fermeture, la démondialisation est au contraire celui d’une France et d’une Europe qui se réindustrialisent, plutôt qu’un territoire qui consomme les produits fabriqués ailleurs dans n’importe quelles conditions. Un territoire ouvert à toutes les entreprises qui viendront y produire. L’Europe doit protéger ses industries par des mesures protectionnistes et les soutenir par une politique industrielle vigoureuse. Elle a enfin le moyen d’être concrète et utile aux peuples.

 

Ce patriotisme industriel, c’est le retour de la gauche parmi ceux qu’elle a pour mission de défendre, ouvriers, techniciens, employés, ingénieurs… Défendre le travail et son prix le salaire, la créativité, la protection sociale, le savoir-faire et l’intelligence productive appartient à la tradition de la gauche. Le protectionnisme raisonné doit être son instrument. Il contient un droit à la prospérité pour tous les peuples. En ce sens, la démondialisation est l’internationalisme du nouveau siècle.

 

À cette démondialisation, Marine Le Pen n’a rien compris. Elle rêve de miradors autour des frontières et accuse tantôt les « esclaves » chinois d’ôter le pain de la bouche des Français, tantôt les immigrés de leur prendre leur travail. Nous, nous imaginons les règles d’un monde plus juste pour tous, au nord comme au sud. Mais qu’elle soit prévenue que : nous ne lui abandonnerons pas les perdants de la mondialisation, nous serons sur sa route avec nos valeurs de protection du travail et des travailleurs qui n’ont que cela pour vivre.

 

(tribune parue dans La Tribune du jeudi 12 janvier 2012, p. 22)

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  • Nos Soeurs Les Baleines: 100% d’accord avec mon ami le Bressan. Je rajoute, pour nos Amis du Front de Gauche,...
  • le bressan: je trouve dommage qur vous engagiez ce mouvement dans l’austérité pour les classes populaires.si il...

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